Vendredi, le gouvernement fédéral a approuvé en première lecture un avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui instaure un service garanti dans les prisons. Le texte doit encore être soumis à la concertation sociale formelle au sein du comité de secteur 3, compétent pour les établissements pénitentiaires.

Lundi à 10h00, les syndicats se sont réunis pour prendre attitude. "Il est dommage qu'un ministre CD&V qui se réclame de la partie gauche du gouvernement aille beaucoup plus loin que ce que réclamait l'accord de gouvernement sur le service minimum. Le personnel en paye le prix et le ministre de la Justice veut nous faire taire", déplorent les syndicats chrétien et socialiste dans un communiqué commun.

Des assemblées générales auront lieu mardi dans les différentes prisons du pays. CGSP et CSC couvriront les éventuelles actions du personnel dès 6h00.

Le SLFP, en revanche, ne couvrira pas ses affiliés, a indiqué son secrétaire permanent pour le secteur des prisons, Pascal Verhelst. "Les négociations formelles n'ont pas encore commencé. Certains passages devront être rediscutés mais il y a aussi du bon concernant le statut dans cet avant-projet. Il ne faut pas négliger les risques d'une grève désorganisée en donnant des arguments au ministre de la Justice. Dans les circonstances actuelles, le SLFP trouve les actions de grève prématurées et donne priorité à la négociation", argumente le syndicat libéral dans un courriel destiné à ses délégués. Trente jours de discussion en comité de secteur vont débuter, tandis que le texte doit encore passer au Conseil d'Etat, souligne-t-il.

D'après Didier Breulheid, délégué permanent de la CSC Services publics, une nouvelle réunion en front commun se tiendra jeudi au sujet d'une éventuelle grève coordonnée. "On veut éviter de répéter la situation de 2016, avec des grèves uniquement dans les prisons francophones. D'ici à jeudi, on laisse les représentants de chaque établissement pénitentiaire gérer le personnel. Mais il va être difficile de contenir les gens", a-t-il précisé.

L'administration pénitentiaire a bien été avertie du préavis de grève, "mais nous devons attendre pour savoir comment réagir sur le terrain demain", a-t-elle ajouté.

Koen Geens, de son côté, a rappelé lundi matin sur La Première (RTBF) que le service garanti est une réponse à la mise en demeure imposée depuis des années par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, afin de garantir les droits fondamentaux des détenus.

Vendredi, le gouvernement fédéral a approuvé en première lecture un avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui instaure un service garanti dans les prisons. Le texte doit encore être soumis à la concertation sociale formelle au sein du comité de secteur 3, compétent pour les établissements pénitentiaires. Lundi à 10h00, les syndicats se sont réunis pour prendre attitude. "Il est dommage qu'un ministre CD&V qui se réclame de la partie gauche du gouvernement aille beaucoup plus loin que ce que réclamait l'accord de gouvernement sur le service minimum. Le personnel en paye le prix et le ministre de la Justice veut nous faire taire", déplorent les syndicats chrétien et socialiste dans un communiqué commun. Des assemblées générales auront lieu mardi dans les différentes prisons du pays. CGSP et CSC couvriront les éventuelles actions du personnel dès 6h00. Le SLFP, en revanche, ne couvrira pas ses affiliés, a indiqué son secrétaire permanent pour le secteur des prisons, Pascal Verhelst. "Les négociations formelles n'ont pas encore commencé. Certains passages devront être rediscutés mais il y a aussi du bon concernant le statut dans cet avant-projet. Il ne faut pas négliger les risques d'une grève désorganisée en donnant des arguments au ministre de la Justice. Dans les circonstances actuelles, le SLFP trouve les actions de grève prématurées et donne priorité à la négociation", argumente le syndicat libéral dans un courriel destiné à ses délégués. Trente jours de discussion en comité de secteur vont débuter, tandis que le texte doit encore passer au Conseil d'Etat, souligne-t-il. D'après Didier Breulheid, délégué permanent de la CSC Services publics, une nouvelle réunion en front commun se tiendra jeudi au sujet d'une éventuelle grève coordonnée. "On veut éviter de répéter la situation de 2016, avec des grèves uniquement dans les prisons francophones. D'ici à jeudi, on laisse les représentants de chaque établissement pénitentiaire gérer le personnel. Mais il va être difficile de contenir les gens", a-t-il précisé. L'administration pénitentiaire a bien été avertie du préavis de grève, "mais nous devons attendre pour savoir comment réagir sur le terrain demain", a-t-elle ajouté. Koen Geens, de son côté, a rappelé lundi matin sur La Première (RTBF) que le service garanti est une réponse à la mise en demeure imposée depuis des années par le Comité européen pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants, afin de garantir les droits fondamentaux des détenus.