"Nous continuerons de désobéir car c'est la seule façon de nous faire entendre", a affirmé Anuna De Wever vendredi. Des grèves scolaires pourraient avoir lieu une fois par mois.

Alors que certains croyaient la jeune femme épuisée après les événements du Pukkelpop, Anuna De Wever n'a pas l'intention de jeter l'éponge. "Honnêtement? J'en ai aussi assez mais nous devons continuer", a-t-elle lancé.

Lors du festival de musique limbourgeois, des festivaliers avaient rudoyé la militante après une de ses actions en faveur du climat. Certains d'entre eux avaient jeté des bouteilles d'urine sur sa tente et insulté ses amis au point que la sécurité avait dû intervenir. Après avoir déposé plainte, Anuna De Wever a relaté sa version des faits ce vendredi au parquet. Une enquête est en cours.

"Avant le Pukkelpop, les messages de haine florissaient déjà sur les réseaux sociaux, mais ce qui s'est passé au festival était particulièrement offensant", a-t-elle confié.

La jeune femme a désormais besoin de protection. "C'est très angoissant, je n'ai que 18 ans et tente de faire une bonne action, de me battre pour une cause en laquelle je crois. Nous n'excluons personne par notre message et n'attaquons personne individuellement. En revanche, j'ai le sentiment d'être une cible, aussi pour les politiciens. Beaucoup d'entre eux ne considèrent que ma personne et affirment des choses sur moi que je ne trouve pas correctes. Moi, je m'efforce seulement de veiller à ce que tout le monde collabore à une politique climatique ambitieuse", a-t-elle conclu.