"La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial", estime l'ONG qui dénonce les "pressions continues" subies par les producteurs pour "qu'ils réduisent leurs coûts" tout en répondant "à des exigences de qualité des plus rigoureuses". Selon un calcul de l'ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. "Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires", indique l'étude internationale intitulée "derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne". La puissance d'achat de la distribution, qui fait continuellement baisser les prix payés aux fournisseurs, exacerbe le risque de violations des droits humains et des droits du travail: précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, souligne Oxfam. Rien que dans l'Union européenne, dix supermarchés seulement sont à l'origine de plus de la moitié de la totalité des ventes alimentaires de détail, ajoute l'étude. Walmart, le numéro un mondial de la grande distribution qui appartient majoritairement à la plus riche famille des États-Unis, a réalisé en 2016 des recettes de près de 486 milliards de dollars. Soit plus que le revenu national brut de pays comme la Norvège ou le Nigeria, selon l'ONG. (Belga)

"La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial", estime l'ONG qui dénonce les "pressions continues" subies par les producteurs pour "qu'ils réduisent leurs coûts" tout en répondant "à des exigences de qualité des plus rigoureuses". Selon un calcul de l'ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices. "Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires", indique l'étude internationale intitulée "derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne". La puissance d'achat de la distribution, qui fait continuellement baisser les prix payés aux fournisseurs, exacerbe le risque de violations des droits humains et des droits du travail: précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, souligne Oxfam. Rien que dans l'Union européenne, dix supermarchés seulement sont à l'origine de plus de la moitié de la totalité des ventes alimentaires de détail, ajoute l'étude. Walmart, le numéro un mondial de la grande distribution qui appartient majoritairement à la plus riche famille des États-Unis, a réalisé en 2016 des recettes de près de 486 milliards de dollars. Soit plus que le revenu national brut de pays comme la Norvège ou le Nigeria, selon l'ONG. (Belga)