Le projet d'arrêté doit encore être formellement validé par le conseil des ministres avant d'être envoyé pour avis au Conseil d'Etat. Une version précédente de projet d'arrêté n'avait pas prévu cette dérogation pour les chômeurs de longue durée de plus de 50 ans. Elle avait fait grand bruit à la rentrée quand l'opposition et les syndicats avaient découvert l'information.

Il y a une semaine, le gouvernement avait révisé sa position en comité ministériel restreint, les partenaires de la majorité restant cependant divisés sur le caractère définitif de la dérogation accordée aux "50 ans et plus". L'analyse portée à cette catégorie d'âge sera intégrée dans une perspective plus large, passant par l'activation des demandeurs d'emploi âgés, en concertation avec les partenaires sociaux et les Régions.

L'arrêté royal est donc prêt. "Mais M. (le député PTB Raoul) Hedebouw, contrairement à ce qui se passe au Venezuela, un arrêté ne reste pas inchangé à vie", a ajouté le ministre. "La N-VA espère que cette mesure sera élargie et a confiance dans le fait que le processus est en cours et que le dossier reviendra", a pour sa part commenté le député Jan Spooren.

Face à l'opposition qui a dénoncé mercredi la "cacophonie" du gouvernement, Daniel Bacquelaine a tenté de suggérer que le premier texte envoyé au Conseil d'Etat s'était focalisé sur le principe, les mesures dérogatoires étant prises dans la foulée. Le ministre MR a lui-même reproché à l'opposition de créer de l'angoisse dans la population.

C'est que, suivant la même logique gouvernementale de valoriser le travail dans le calcul de la pension, un autre projet continue d'agiter le Landerneau. Dorénavant, au-delà d'une carrière complète de 45 ans, il sera permis de se constituer de nouveaux droits de pension si on continue à travailler. En revanche, dans ce même cas de figure, les chômeurs seront eux conviés à prendre leur pension, la dernière période de chômage ne générant plus d'augmentation de revenus de leur future retraite.

L'opposition et les syndicats ont livré une bataille chiffres avec le ministre, soulignant notamment que certaines catégories de la population qui ont commencé à travaillé dès l'adolescence perdraient jusqu'à une centaine d'euros par mois. Alors qu'il avait jugé ces chiffres "fantaisistes", Daniel Bacquelaine ne le a plus réfutés mercredi, soulignant cependant qu'ils émanaient d'hypothèses de base très théoriques. "Il faut revenir à la réalité, ceux qui en font état ont une visée politique, je ne suis pas dupe de cela", a-t-il martelé.

Dans l'attente du débat budgétaire, l'opposition a dit craindre la suite des réformes annoncées, alors que le gouvernement a annoncé quelque 300 millions d'euros d'économies dans les pensions d'ici la fin de la législature.

Le projet d'arrêté doit encore être formellement validé par le conseil des ministres avant d'être envoyé pour avis au Conseil d'Etat. Une version précédente de projet d'arrêté n'avait pas prévu cette dérogation pour les chômeurs de longue durée de plus de 50 ans. Elle avait fait grand bruit à la rentrée quand l'opposition et les syndicats avaient découvert l'information. Il y a une semaine, le gouvernement avait révisé sa position en comité ministériel restreint, les partenaires de la majorité restant cependant divisés sur le caractère définitif de la dérogation accordée aux "50 ans et plus". L'analyse portée à cette catégorie d'âge sera intégrée dans une perspective plus large, passant par l'activation des demandeurs d'emploi âgés, en concertation avec les partenaires sociaux et les Régions. L'arrêté royal est donc prêt. "Mais M. (le député PTB Raoul) Hedebouw, contrairement à ce qui se passe au Venezuela, un arrêté ne reste pas inchangé à vie", a ajouté le ministre. "La N-VA espère que cette mesure sera élargie et a confiance dans le fait que le processus est en cours et que le dossier reviendra", a pour sa part commenté le député Jan Spooren. Face à l'opposition qui a dénoncé mercredi la "cacophonie" du gouvernement, Daniel Bacquelaine a tenté de suggérer que le premier texte envoyé au Conseil d'Etat s'était focalisé sur le principe, les mesures dérogatoires étant prises dans la foulée. Le ministre MR a lui-même reproché à l'opposition de créer de l'angoisse dans la population. C'est que, suivant la même logique gouvernementale de valoriser le travail dans le calcul de la pension, un autre projet continue d'agiter le Landerneau. Dorénavant, au-delà d'une carrière complète de 45 ans, il sera permis de se constituer de nouveaux droits de pension si on continue à travailler. En revanche, dans ce même cas de figure, les chômeurs seront eux conviés à prendre leur pension, la dernière période de chômage ne générant plus d'augmentation de revenus de leur future retraite. L'opposition et les syndicats ont livré une bataille chiffres avec le ministre, soulignant notamment que certaines catégories de la population qui ont commencé à travaillé dès l'adolescence perdraient jusqu'à une centaine d'euros par mois. Alors qu'il avait jugé ces chiffres "fantaisistes", Daniel Bacquelaine ne le a plus réfutés mercredi, soulignant cependant qu'ils émanaient d'hypothèses de base très théoriques. "Il faut revenir à la réalité, ceux qui en font état ont une visée politique, je ne suis pas dupe de cela", a-t-il martelé. Dans l'attente du débat budgétaire, l'opposition a dit craindre la suite des réformes annoncées, alors que le gouvernement a annoncé quelque 300 millions d'euros d'économies dans les pensions d'ici la fin de la législature.