Officiellement, la COP26 se termine ce vendredi 12 novembre. Mais les COP climat ont pris la fâcheuse habitude de jouer les prolongations, à coup de longues nuits supplémentaires de négociations. Après avoir mis la COP26 sur les rails, les 120 chefs d'État et de gouvernement, présents en ouverture de la conférence, dont le Premier ministre belge Alexander De Croo, ont laissé la place aux négociateurs, qui ont eux-mêmes vu arriver leurs ministres ces derniers jours pour le "segment de haut niveau". La première semaine de la COP26 a été émaillée par des promesses, engagements et déclarations tous azimuts, certains plus consistants que d'autres comme l'engagement de plus de 80 pays à réduire leurs émissions de méthane de 30% d'ici 2030 par rapport à 2020 ou celui d'une centaine d'Etats qui promettent de ralentir, arrêter et inverser la déforestation dans le monde. La Belgique a promis dans ce cadre 200 millions d'euros sur cinq ans. Mais alors que les ONG restaient largement sur leur faim, un petit coup de théâtre s'est produit mercredi soir avec l'annonce surprise d'un accord entre les États-Unis et la Chine pour renforcer leur action climatique durant les années 2020 mais aussi à court terme, dans le cadre de la COP26. Un accord salué par le secrétaire général de l'Onu, Antonio Gutteres, mais aussi par l'Union européenne. Les deux principaux émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre ont convenu d'oeuvrer à la réduction des émissions de méthane, deuxième gaz à effet de serre après le CO2 mais dont le pouvoir de réchauffement est beaucoup plus fort. Les deux pays vont également travailler au renforcement de leur législation respective en matière de lutte contre la déforestation illégale. Sur le charbon, dont la Chine reste très dépendante, l'Empire du milieu promet d'en réduire sa consommation. Plus généralement, États-Unis et Chine se sont accordés sur une "feuille de route" qui verra les deux pays collaborer à l'avenir pour agir plus vite et plus fortement contre le réchauffement climatique au cours d'une décennie qualifiée de "décisive". "C'est un premier pas sur lequel nous pouvons nous appuyer", a encore dit John Kerry, pour qui "en matière de climat, la coopération est la seule issue". Reste à savoir si cette impulsion sino-américaine permettra d'éviter à Glasgow la déception de Madrid (COP25) et de relever suffisamment les ambitions. Actuellement, les engagements pris par les pays dans le cadre de l'Accord de Paris (les NDC's, dans le jargon onusien) conduisent toujours vers un monde à +2,7°C. Et les dernières annonces ne semblent pas en mesure de réduire fortement le "gap", l'écart, avec ce qu'il faudrait faire pour contenir le réchauffement mondial "bien en-deça de +2°C" et si possible à +1,5°C, comme l'ambitionne l'accord de Paris sur le climat. (Belga)

Officiellement, la COP26 se termine ce vendredi 12 novembre. Mais les COP climat ont pris la fâcheuse habitude de jouer les prolongations, à coup de longues nuits supplémentaires de négociations. Après avoir mis la COP26 sur les rails, les 120 chefs d'État et de gouvernement, présents en ouverture de la conférence, dont le Premier ministre belge Alexander De Croo, ont laissé la place aux négociateurs, qui ont eux-mêmes vu arriver leurs ministres ces derniers jours pour le "segment de haut niveau". La première semaine de la COP26 a été émaillée par des promesses, engagements et déclarations tous azimuts, certains plus consistants que d'autres comme l'engagement de plus de 80 pays à réduire leurs émissions de méthane de 30% d'ici 2030 par rapport à 2020 ou celui d'une centaine d'Etats qui promettent de ralentir, arrêter et inverser la déforestation dans le monde. La Belgique a promis dans ce cadre 200 millions d'euros sur cinq ans. Mais alors que les ONG restaient largement sur leur faim, un petit coup de théâtre s'est produit mercredi soir avec l'annonce surprise d'un accord entre les États-Unis et la Chine pour renforcer leur action climatique durant les années 2020 mais aussi à court terme, dans le cadre de la COP26. Un accord salué par le secrétaire général de l'Onu, Antonio Gutteres, mais aussi par l'Union européenne. Les deux principaux émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre ont convenu d'oeuvrer à la réduction des émissions de méthane, deuxième gaz à effet de serre après le CO2 mais dont le pouvoir de réchauffement est beaucoup plus fort. Les deux pays vont également travailler au renforcement de leur législation respective en matière de lutte contre la déforestation illégale. Sur le charbon, dont la Chine reste très dépendante, l'Empire du milieu promet d'en réduire sa consommation. Plus généralement, États-Unis et Chine se sont accordés sur une "feuille de route" qui verra les deux pays collaborer à l'avenir pour agir plus vite et plus fortement contre le réchauffement climatique au cours d'une décennie qualifiée de "décisive". "C'est un premier pas sur lequel nous pouvons nous appuyer", a encore dit John Kerry, pour qui "en matière de climat, la coopération est la seule issue". Reste à savoir si cette impulsion sino-américaine permettra d'éviter à Glasgow la déception de Madrid (COP25) et de relever suffisamment les ambitions. Actuellement, les engagements pris par les pays dans le cadre de l'Accord de Paris (les NDC's, dans le jargon onusien) conduisent toujours vers un monde à +2,7°C. Et les dernières annonces ne semblent pas en mesure de réduire fortement le "gap", l'écart, avec ce qu'il faudrait faire pour contenir le réchauffement mondial "bien en-deça de +2°C" et si possible à +1,5°C, comme l'ambitionne l'accord de Paris sur le climat. (Belga)