Ce comédien de 59 ans, bien connu en Flandre pour son rôle du Bourgmestre dans la série pour enfants Samson en Gert, a partagé mardi soir sur Twitter la vidéo d'une de ses interventions de campagne, dans laquelle il déplore que des quartiers d'Anvers soient, selon lui, "entièrement dépeuplés de nos propres gens et pris par d'autres groupes".

Il se plaint de la migration, du parcours d'intégration, du multiculturalisme et de l'accent placé par son parti sur la lutte contre la pauvreté, ajoutant que le CD&V avait fermé les yeux sur les résultats du "dimanche noir" de 1994, la première grande victoire électorale du Vlaams Blok, ancêtre du Vlaams Belang.

Ces commentaires ont suscité des réactions sur Twitter, bon nombre les jugeant racistes. Des concurrents dans la course à la présidence du CD&V l'ont attaqué, comme la députée flamande Katrien Partyka l'accusant de jouer sur l'angoisse et le sentiment d'insécurité, ou Sammy Mahdi, qui s'en est référé à un verset de la Bible appelant à l'amour du prochain. Un autre candidat, Christophe Vermeulen, s'est montré moins critique, tout en plaidant pour plus de compassion.

"Vive Walter De Donder", a réagi le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken, tandis que d'autres figures du parti d'extrême droite applaudissaient également. L'ancien secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), a pour sa part jugé le discours de Walter De Donder digne de l'alt-right, mouvement politique d'extrême droite aux Etats-Unis.

L'intéressé a tenté de corriger le tir dans un nouveau tweet, en insistant sur le succès de la politique d'intégration dans sa commune.

Sept candidats concourent à la présidence du CD&V, actuellement assurée ad interim par le duo Cindy Franssen et Griet Smaers: Vincent Van Peteghem, Katrien Partyka, Raf Terwingen, Sammy Mahdi, Walter De Donder, Joachim Coens et Christophe Vermeulen. Le nom du successeur de Wouter Beke sera connu au plus tard le 6 décembre.