Ceci afin de "préserver les intérêts des néerlandophones de Bruxelles", dont la présence, très minoritaire sur le terrain, aurait pu, sinon, être diluée et minorée sur des listes bilingues.

Soumise, à l'origine, au suffrage universel pur et simple, l'élection des députés est, depuis 2004, figée à 72 F et 17 N, élus d'office.

En 2019, ces listes unilingues ne sont plus révélatrices des forces F et N en présence à Bruxelles. Le nouveau Courrier hebdomadaire du Crisp (2414-2415) analyse les résultats du scrutin du 26 mai : "L'augmentation du nombre d'électeurs néerlandophones, en 2019, (3,3% en termes absolus et 30,5% en termes relatifs), par rapport à 2014, s'explique probablement par le choix d'un certain nombre d'électeurs francophones de voter pour une liste du collège néerlandais. Des appels à agir ainsi avaient été lancés afin de prévenir un éventuel blocage au niveau de la formation du gouvernement bruxellois, dans l'hypothèse de scores N-VA et VB qui auraient donné à ces deux partis ensemble au moins 9 sièges sur les 17 du groupe." M.LA.