Pour le ministre, l'heure est simplement à l'analyse des résultats du premier tour, et les débats suivront. Georges-Louis Bouchez, interviewé quelques minutes plus tard une fois que Denis Ducarme avait quitté le studio, a quant à lui qualifié la situation de "risible", "un peu bizarre", tout en assurant qu'elle ne représente pas du tout l'ambiance générale au sein du mouvement réformateur. Arrivé en tête du premier tour avec 44,59% des votes valables, le jeune (33 ans) Montois n'a pas été tendre dans sa critique envers son rival. "Le rôle d'un président du MR, c'est de rassembler le parti. On ne peut pas le faire si on joue le refrain un peu populiste de 'la base contre les élites'", a lancé "GLB". Denis Ducarme avait en effet critiqué dès mardi soir "une forme de mobilisation d'appareil en faveur d'un candidat", se profilant lui-même comme le candidat "de la base" face à un Georges-Louis Bouchez ouvertement soutenu par une majorité des figures en vue du parti. Mercredi, il a maintenu sa position, estimant qu'il aurait "été appréciable, dans un mouvement libéral, qu'il n'y ait pas de consigne de vote". "Je viens de la base, et si je suis arrivé ici c'est par la force du débat, le courage de mes opinions", a rétorqué plus tard Georges-Louis Bouchez. "J'ai dû aller voir certains responsables du parti trois, quatre fois, j'ai dû les convaincre", ajoute le jeune sénateur. Celui qui s'est affiché jusqu'ici comme "le candidat le plus libéral", selon lui, voit dans les résultats du premier tour "un signal clair des membres du parti de revenir vers les valeurs fondamentales du libéralisme", couplé à une "volonté d'ouverture, de modernité". Denis Ducarme a quant à lui souligné qu'on peut voir dans les résultats cumulés de Christine Defraigne et Philippe Goffin ("on arrive à 25%") le souci d'une importante frange de membres d'aller vers un libéralisme social et progressiste: "il faudra respecter dorénavant ce courant, je veux que les libéraux sociaux se sentent à nouveau bien au sein du MR", a indiqué le ministre. (Belga)