"Dire que je suis retenu en Arabie saoudite et interdit de quitter le pays est un mensonge. Je suis en route pour l'aéroport M. Sigmar Gabriel", a tweeté Saad Hariri, dont la famille est proche de l'Arabie saoudite mais dont de nombreux Libanais craignaient qu'il n'y soit pas libre de ses mouvements, ou y avait été poussé à démissionner. Sigmar Gabriel, ministre allemand des Affaires étrangères, avait rencontré jeudi son homologue libanais Gebran Bassil, à Berlin. Lors d'une conférence de presse commune, les deux hommes avaient appelé au retour de Saad Hariri au pays, où sa démission n'a pas encore été officiellement acceptée par le président Michel Aoun. Sigmar Gabriel avait ajouté qu'un voyage du Premier ministre démissionnaire vers Paris, où il a été invité à se rendre par la France qui mène un rôle actif de tentative d'apaisement dans ce dossier, serait un "signal clair" que la liberté de mouvement de Saad Hariri n'est pas entravée en Arabie saoudite, comme le craignent la population et des observateurs. Le président libanais lui-même a accusé Riyad de retenir le Premier ministre, qui dispose également de la nationalité saoudienne mais mène un gouvernement incluant des représentants du Hezbollah chiite, soutenu par l'Iran, grand rival régional de l'Arabie. A l'occasion d'un déplacement à Riyad, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian avait annoncé jeudi que Saad Hariri a accepté l'invitation de la présidence française à se rendre à Paris. Il doit s'y rendre vendredi soir avec sa famille, avant d'être reçu samedi midi à l'Elysée. (Belga)

"Dire que je suis retenu en Arabie saoudite et interdit de quitter le pays est un mensonge. Je suis en route pour l'aéroport M. Sigmar Gabriel", a tweeté Saad Hariri, dont la famille est proche de l'Arabie saoudite mais dont de nombreux Libanais craignaient qu'il n'y soit pas libre de ses mouvements, ou y avait été poussé à démissionner. Sigmar Gabriel, ministre allemand des Affaires étrangères, avait rencontré jeudi son homologue libanais Gebran Bassil, à Berlin. Lors d'une conférence de presse commune, les deux hommes avaient appelé au retour de Saad Hariri au pays, où sa démission n'a pas encore été officiellement acceptée par le président Michel Aoun. Sigmar Gabriel avait ajouté qu'un voyage du Premier ministre démissionnaire vers Paris, où il a été invité à se rendre par la France qui mène un rôle actif de tentative d'apaisement dans ce dossier, serait un "signal clair" que la liberté de mouvement de Saad Hariri n'est pas entravée en Arabie saoudite, comme le craignent la population et des observateurs. Le président libanais lui-même a accusé Riyad de retenir le Premier ministre, qui dispose également de la nationalité saoudienne mais mène un gouvernement incluant des représentants du Hezbollah chiite, soutenu par l'Iran, grand rival régional de l'Arabie. A l'occasion d'un déplacement à Riyad, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian avait annoncé jeudi que Saad Hariri a accepté l'invitation de la présidence française à se rendre à Paris. Il doit s'y rendre vendredi soir avec sa famille, avant d'être reçu samedi midi à l'Elysée. (Belga)