L'arrêt du 25 octobre dernier est une décision "d'avant-dire droit" et non une décision définitive sur le fond de l'affaire, selon les avocats de Delphine Boël. Et un recours en cassation ne peut suspendre une décision "d'avant-dire droit", argumentent-ils.

C'est pourquoi ils comptent demander à la cour d'appel de Bruxelles, ce jeudi matin, de contraindre Albert II à se soumettre à un test ADN comme elle l'a décidé en octobre dernier, et même qu'elle lui impose une astreinte de 5.000 euros par jour de retard selon le journal Le Soir.

"Si un pourvoi en cassation peut être introduit contre la décision relative à la contestation de paternité, tel n'est pas le cas pour ce qui concerne l'expertise ADN", avait déjà déclaré à l'agence Belga Me Marc Uyttendaele, avocat de Delphine Boël, en novembre dernier.

Pour les conseils du roi Albert II par contre, le recours en cassation qu'ils ont introduit contre cette décision "d'avant-dire droit" est bien suspensive. La procédure ne peut donc reprendre avant que la cour de cassation n'ait tranché, d'après ceux-ci.

Les conseils de Delphine Boël souhaitent plaider jeudi sur ce point, mais ceux du roi demanderont le report de l'audience pour bénéficier de plus de temps pour plaider, selon Le Soir.

La cour d'appel de Bruxelles a déclaré, dans un arrêt du 25 octobre dernier, que Jacques Boël n'est pas le père légal de Delphine Boël, et a chargé une experte de l'ULB-Hôpital Erasme de procéder dans les trois mois à une expertise génétique permettant d'établir le lien de filiation entre Delphine et Albert II.