Le point de contact est ouvert depuis le 17 avril. Tout le monde peut y dénoncer anonymement tout agissement qu'il estime suspect en lien avec des laboratoires de drogues synthétiques ou des décharges de déchets chimiques liées à cette activité. Les chiffres concernant la présence de laboratoires et de décharges sont jugés inquiétants par le parquet. En 2018, le Limbourg a découvert trois laboratoires de drogues de synthèse, et l'équivalent de 100 tonnes de déchets chimiques. Les coûts de déblaiement ont grimpé à 300.000 euros, alors que les sites doivent être remis en état. Depuis le début de l'année, cinq laboratoires et 11 décharges de déchets chimiques ont aussi été découverts. Mardi, les enquêteurs ont découvert un nouveau laboratoire d'amphétamine et plus de deux tonnes de déchets chimiques dans une ferme et une école d'équitation à As. Deux femmes ont été interpellées : la fille du trafiquant de drogue néerlandais Guido W. et sa mère. Le père, lui, a été extradé vers la Russie dans le cadre d'un dossier de trafic de cocaïne international entre l'Amérique du Sud, Moscou et le Royaume-Uni. En Belgique, l'homme a aussi été condamné par défaut à 54 mois de prison pour l'exploitation d'une grande plantation de cannabis à Merksem, en province d'Anvers. La fille du trafiquant et son ex-compagne comparaîtront vendredi devant la chambre du conseil de Tongres. Le parquet et la police du Limbourg se disent donc déterminés à lutter contre ce type de production. Le site www.anoniemdrugsmeldpuntlimburg.be, en néerlandais, détaille quels sont les signes qui peuvent indiquer une activité illégale. Le numéro 0800/2087 est joignable en tout anonymat pour signaler la suspicion d'un laboratoire ou d'une décharge. (Belga)