Cette vision, longuement négociée en 2016 entre les partenaires de la coalition de l'époque, avant le départ de la N-VA du gouvernement, fixait comme objectif de consacrer à cette échéance 1,3% du Produit intérieur brut (PIB) belge aux dépenses de défense - une notion plus large que le seul budget du ministère de la Défense.

L'Otan réclame de ses membres des efforts dans trois domaines, appelés en jargon les trois C (pour "cash", "capabilities" et "contributions") et recouvrant les aspects financiers, les capacités en termes d'équipements et la participation aux opérations de l'Alliance.

La "vision stratégique" devra être adaptée à la réalité, a résumé lundi Mme Wilmès (MR) devant les commissions des relations extérieures et de la défense de la Chambre en présentant les enjeux du "mini-sommet" de l'Otan qui se tiendra les 3 et surtout 4 décembre près de Londres.

L'un des principaux sujets de cette "réunion des dirigeants" (chefs d'Etat et de gouvernement des 29 pays alliés) à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance atlantique sera le partage équitable des charges entre les Etats membres, une exigence régulièrement formulée par les Etats-Unis et parfois brutalement par le président Donald Trump qui n'hésite pas à s'interroger aussi sur la pertinence de l'Otan.

L'objectif du 1,3% devait permettre à la Belgique de viser à la fin de la prochaine décennie une place "dans la moyenne des États membres européens non-nucléaires" de l'Otan. Mais la plupart des pays européens ont entre-temps décidé d'accroître leur effort de défense.

"Il appartiendra au prochain gouvernement de prendre les éventuelles mesures nécessaires pour faire évoluer notre pays vers cette (nouvelle) moyenne européenne par la rédaction d'un addendum à la Vision stratégique", a souligné la Première ministre.

L'effort de défense de la Belgique se situe en 2019 à 0,95% du PIB. "Nous sommes l'antépénultième des 29 alliés, devant le Luxembourg et l'Espagne", a rappelé Mme Wilmès.

Selon elle, la proposition budgétaire pour 2020-2024, reprise dans son analyse par le comité de monitoring, prévoit une évolution pour la même période de 1,01% en 2020 à 1,19% en 2023 et 2024.

La cheffe du gouvernement fédéral a aussi admis que la vision stratégique approuvée le 29 juin 2016 ne permet qu'une réalisation partielle des objectifs capacitaires fixés par l'Otan, soit "141 des 163 (capacity) targets" demandés à la Belgique.

"Que ce soit d'un point de vue qualitatif ou quantitatif, la Belgique n'atteint pour l'instant pas un niveau de +readiness+ (préparation) satisfaisant", a-t-elle dit.

Mais dans ce domaine aussi, l'état-major de la Défense a été chargé "de préparer un plan pour atteindre tous les objectifs" et travaille depuis février 2018 à un addendum à l'horizon 2020-2035 "afin de couvrir l'ensemble des objectifs capacitaires". Ce plan sera soumis à l'approbation du prochain gouvernement belge, a précisé Mme Wilmès.

Le ministre de la Défense et des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) - dont c'était sans doute la dernière apparition en commission avant son départ pour la Commission européenne dès dimanche, après une présence sans interruption de vingt ans au gouvernement fédéral - a pour sa part souligné que le chef de la Défense, le général Marc Compernol, préconisait pour sa part d'atteindre 1,28% du PIB. Une telle hausse est nécessaire pour financer le renouvellement en cours des matériels militaires et pour avoir "du personnel capable" de les mettre en oeuvre, avec des infrastructures adaptées.

Mme Wilmès a toutefois assuré que la Belgique "reste crédible" en termes de contributions aux opérations de l'Otan, principalement dans les domaines aérien et maritime.

Cette vision, longuement négociée en 2016 entre les partenaires de la coalition de l'époque, avant le départ de la N-VA du gouvernement, fixait comme objectif de consacrer à cette échéance 1,3% du Produit intérieur brut (PIB) belge aux dépenses de défense - une notion plus large que le seul budget du ministère de la Défense. L'Otan réclame de ses membres des efforts dans trois domaines, appelés en jargon les trois C (pour "cash", "capabilities" et "contributions") et recouvrant les aspects financiers, les capacités en termes d'équipements et la participation aux opérations de l'Alliance. La "vision stratégique" devra être adaptée à la réalité, a résumé lundi Mme Wilmès (MR) devant les commissions des relations extérieures et de la défense de la Chambre en présentant les enjeux du "mini-sommet" de l'Otan qui se tiendra les 3 et surtout 4 décembre près de Londres. L'un des principaux sujets de cette "réunion des dirigeants" (chefs d'Etat et de gouvernement des 29 pays alliés) à l'occasion du 70e anniversaire de l'Alliance atlantique sera le partage équitable des charges entre les Etats membres, une exigence régulièrement formulée par les Etats-Unis et parfois brutalement par le président Donald Trump qui n'hésite pas à s'interroger aussi sur la pertinence de l'Otan. L'objectif du 1,3% devait permettre à la Belgique de viser à la fin de la prochaine décennie une place "dans la moyenne des États membres européens non-nucléaires" de l'Otan. Mais la plupart des pays européens ont entre-temps décidé d'accroître leur effort de défense. "Il appartiendra au prochain gouvernement de prendre les éventuelles mesures nécessaires pour faire évoluer notre pays vers cette (nouvelle) moyenne européenne par la rédaction d'un addendum à la Vision stratégique", a souligné la Première ministre. L'effort de défense de la Belgique se situe en 2019 à 0,95% du PIB. "Nous sommes l'antépénultième des 29 alliés, devant le Luxembourg et l'Espagne", a rappelé Mme Wilmès. Selon elle, la proposition budgétaire pour 2020-2024, reprise dans son analyse par le comité de monitoring, prévoit une évolution pour la même période de 1,01% en 2020 à 1,19% en 2023 et 2024. La cheffe du gouvernement fédéral a aussi admis que la vision stratégique approuvée le 29 juin 2016 ne permet qu'une réalisation partielle des objectifs capacitaires fixés par l'Otan, soit "141 des 163 (capacity) targets" demandés à la Belgique. "Que ce soit d'un point de vue qualitatif ou quantitatif, la Belgique n'atteint pour l'instant pas un niveau de +readiness+ (préparation) satisfaisant", a-t-elle dit. Mais dans ce domaine aussi, l'état-major de la Défense a été chargé "de préparer un plan pour atteindre tous les objectifs" et travaille depuis février 2018 à un addendum à l'horizon 2020-2035 "afin de couvrir l'ensemble des objectifs capacitaires". Ce plan sera soumis à l'approbation du prochain gouvernement belge, a précisé Mme Wilmès. Le ministre de la Défense et des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR) - dont c'était sans doute la dernière apparition en commission avant son départ pour la Commission européenne dès dimanche, après une présence sans interruption de vingt ans au gouvernement fédéral - a pour sa part souligné que le chef de la Défense, le général Marc Compernol, préconisait pour sa part d'atteindre 1,28% du PIB. Une telle hausse est nécessaire pour financer le renouvellement en cours des matériels militaires et pour avoir "du personnel capable" de les mettre en oeuvre, avec des infrastructures adaptées. Mme Wilmès a toutefois assuré que la Belgique "reste crédible" en termes de contributions aux opérations de l'Otan, principalement dans les domaines aérien et maritime.