Selon le porte-parole du PS, Elio Di Rupo a personnellement invité, par sms, Peter Mertens - le président du PTB - à une rencontre ce mardi à Namur, en lui laissant le libre choix de l'heure. Le PTB n'y a pas répondu. Interrogé par Belga dimanche après-midi, le vice-président du parti d'extrême gauche, David Pestieau, a toutefois assuré que le PTB ne se rendrait pas à ce 3e round de discussions. "Mercredi passé - au terme d'une deuxième rencontre écourtée avec les socialistes, ndlr - le bureau de parti a estimé que tout avait été dit et qu'une nouvelle rencontre ne servirait à rien. Depuis, aucun élément n'a fondamentalement changé: il n'y a toujours ni remise en cause du passé, ni rupture", a-t-il déclaré. "Les arguments du PTB, notamment en ce qui concerne la N-VA au Fédéral, ne tiennent pas la route. Quant à l'absence de contacts informels qu'il nous reproche, c'est la même chose pour tous les partis avec lesquels nous discutons. En réalité, ce ne sont que des prétextes pour ne pas répondre aux attentes du peuple de gauche", a de son côté réagi le PS en "prenant acte du refus du PTB d'assumer ses responsabilités". Malgré ce nouveau coup d'épée dans l'eau avec l'extrême gauche, les négociateurs du PS, qui a pris la main en Wallonie après le scrutin du 26 mai, poursuivront leur travail la semaine prochaine. Mercredi, ils s'entretiendront ainsi avec les responsables d'Ecolo "avec qui il y a des convergences". Aucune rencontre n'est par contre prévue, "à ce stade", avec le MR. Pourtant, après la décision du cdH de siéger dans l'opposition et face au refus du PTB de négocier, seules 2 coalitions restent mathématiquement possibles en Wallonie: une bipartite PS-MR ou un arc en ciel PS-MR-Ecolo. La possibilité d'un gouvernement minoritaire soutenu de l'extérieur par le PTB a également été défendue par Paul Magnette mais cette piste semble avoir du plomb dans l'aile. (Belga)