La Belgique présenterait le taux le plus faible de ces cinq pays, mais les chercheurs du Réseau international sur les politiques de soins de longue durée (ILTCPN) mettent en garde contre toute comparaison de ce type, vu les différences de méthodes de calcul. Ainsi, ce taux s'établirait à 42% en Belgique, 45% en France, 53% en Italie, 54% en Irlande et 57% en Espagne, selon des données récoltées entre le 6 et le 11 avril derniers auprès de sources gouvernementales, d'institutions officielles ou - dans de cas de l'Espagne - de sources médiatiques. "Il est très important de noter que les données rapportées ici ne sont pas comparables. Ont été utilisées des données provenant de sources officielles et, lorsque cela n'était pas disponible, des informations provenant de médias", mettent en garde les auteures de l'étude, Adelina Comas-Herrera et Joseba Zalakain. "Nous ne disposons pas d'informations pour de nombreux pays. En outre, les systèmes d'enregistrement des décès liés au COVID-19 dans les maisons de soins (et la définition de ce qu'est une maison de soins) varient selon les pays et même les régions", ajoutent-elles. Le fait que très peu de pays testent systématiquement les personnes dans les maisons de repos et de soins (personnel et résidents) complique l'estimation du nombre d'infections et de décès. "Compte tenu de ce manque de tests, il semble que la meilleure façon d'estimer l'impact sur la mortalité du COVID-19 dans les maisons de soins sera de comparer les données de mortalité de la période de la pandémie à la mortalité des années précédentes à la même période de l'année", selon les auteurs. Ainsi, l'Institut national français de la statistique (INSEE) a publié le 10 avril des données montrant qu'au cours du mois de mars dernier, il y a eu 11,9% de décès en plus dans les maisons de repos qu'en mars 2019. Sur l'ensemble de la population, il y a eu 10,4% de décès en plus. (Belga)

La Belgique présenterait le taux le plus faible de ces cinq pays, mais les chercheurs du Réseau international sur les politiques de soins de longue durée (ILTCPN) mettent en garde contre toute comparaison de ce type, vu les différences de méthodes de calcul. Ainsi, ce taux s'établirait à 42% en Belgique, 45% en France, 53% en Italie, 54% en Irlande et 57% en Espagne, selon des données récoltées entre le 6 et le 11 avril derniers auprès de sources gouvernementales, d'institutions officielles ou - dans de cas de l'Espagne - de sources médiatiques. "Il est très important de noter que les données rapportées ici ne sont pas comparables. Ont été utilisées des données provenant de sources officielles et, lorsque cela n'était pas disponible, des informations provenant de médias", mettent en garde les auteures de l'étude, Adelina Comas-Herrera et Joseba Zalakain. "Nous ne disposons pas d'informations pour de nombreux pays. En outre, les systèmes d'enregistrement des décès liés au COVID-19 dans les maisons de soins (et la définition de ce qu'est une maison de soins) varient selon les pays et même les régions", ajoutent-elles. Le fait que très peu de pays testent systématiquement les personnes dans les maisons de repos et de soins (personnel et résidents) complique l'estimation du nombre d'infections et de décès. "Compte tenu de ce manque de tests, il semble que la meilleure façon d'estimer l'impact sur la mortalité du COVID-19 dans les maisons de soins sera de comparer les données de mortalité de la période de la pandémie à la mortalité des années précédentes à la même période de l'année", selon les auteurs. Ainsi, l'Institut national français de la statistique (INSEE) a publié le 10 avril des données montrant qu'au cours du mois de mars dernier, il y a eu 11,9% de décès en plus dans les maisons de repos qu'en mars 2019. Sur l'ensemble de la population, il y a eu 10,4% de décès en plus. (Belga)