Professeur émérite, Etienne Vermeersch est mort des suites d'une longue maladie à l'hôpital universitaire de Gand. Les funérailles ont eu lieu dans l'intimité. Enseignant la philosophie à l'Université de Gand, institution où il avait lui-même étudié la philologie classique et la philosophie et où il était professeur depuis 1967, Etienne Vermeersch était un homme athée, sceptique mais aussi quelqu'un de respecté dans les grands débats de société. Il fut ainsi à la pointe du combat pour le droit à la contraception, la dépénalisation de l'avortement et de l'euthanasie. La surpopulation et le contrôle des naissances faisaient également partie de ses sujets de prédilection. Selon lui, le phénomène de vieillissement de la population devait se résoudre en ne faisant pas plus d'enfants, mais au contraire, moins. Sa femme et lui n'avaient d'ailleurs pas d'enfant. Il s'était également déclaré en faveur de l'interdiction du foulard islamique dans l'enseignement et aux guichets des administrations. Le moment le plus compliqué de sa carrière s'est produit après la mort de la demandeuse d'asile nigériane refoulée Semira Adamu, morte lors de son rapatriement forcé. Le gouvernement lui avait confié la présidence d'une commission chargée d'évaluer les règles du rapatriement. "Etre confronté à tous ces cas individuels se révéla terrible", avoua-t-il. Etienne Vermeersch s'est mêlé à une occasion dans le débat communautaire, lorsqu'en tant que membre du groupe Gravensteen qui réunissait une vingtaine d'intellectuels et d'artistes flamands, il s'est prononcé en 2008 pour une plus large réforme de l'Etat. Une prise de position qui ne lui a pas valu que des amis. (Belga)

Professeur émérite, Etienne Vermeersch est mort des suites d'une longue maladie à l'hôpital universitaire de Gand. Les funérailles ont eu lieu dans l'intimité. Enseignant la philosophie à l'Université de Gand, institution où il avait lui-même étudié la philologie classique et la philosophie et où il était professeur depuis 1967, Etienne Vermeersch était un homme athée, sceptique mais aussi quelqu'un de respecté dans les grands débats de société. Il fut ainsi à la pointe du combat pour le droit à la contraception, la dépénalisation de l'avortement et de l'euthanasie. La surpopulation et le contrôle des naissances faisaient également partie de ses sujets de prédilection. Selon lui, le phénomène de vieillissement de la population devait se résoudre en ne faisant pas plus d'enfants, mais au contraire, moins. Sa femme et lui n'avaient d'ailleurs pas d'enfant. Il s'était également déclaré en faveur de l'interdiction du foulard islamique dans l'enseignement et aux guichets des administrations. Le moment le plus compliqué de sa carrière s'est produit après la mort de la demandeuse d'asile nigériane refoulée Semira Adamu, morte lors de son rapatriement forcé. Le gouvernement lui avait confié la présidence d'une commission chargée d'évaluer les règles du rapatriement. "Etre confronté à tous ces cas individuels se révéla terrible", avoua-t-il. Etienne Vermeersch s'est mêlé à une occasion dans le débat communautaire, lorsqu'en tant que membre du groupe Gravensteen qui réunissait une vingtaine d'intellectuels et d'artistes flamands, il s'est prononcé en 2008 pour une plus large réforme de l'Etat. Une prise de position qui ne lui a pas valu que des amis. (Belga)