Un grand rassemblement a débuté à Lantin. "Les agents de Lantin sont mobilisés depuis 6h00 ce matin", a expliqué mardi Claudine Coupienne, secrétaire permanente de la CSC Services publics, présente sur place. Au total, près de 100 agents devraient participer au rassemblement devant la prison, selon Michel Jacobs, secrétaire fédéral CGSP-AMiO. Le mouvement devrait durer 48 heures.

Les syndicats reprochent aux autorités de ne pas tenir les engagements pris dans différents protocoles signés ces dernières années.

"Chaque jour, les travailleurs sont confrontés à la surpopulation, à des infrastructures et équipements inadaptés, un manque chronique de personnel, l'absence de mesures positives pour lutter contre l'absentéisme...", selon Mme Coupienne.

Des agents de tous les établissements pénitentiaires francophones étaient attendus devant la prison de Lantin dès 8h00. "Le mouvement est bien suivi", a souligné Mme Coupienne. Ce qu'a confirmé M. Jacobs: "une cinquantaine d'agents sont actuellement présents devant Lantin et le chiffre devrait s'élever à une centaine. Par ailleurs, seuls 15 agents se sont présentés à leur poste ce matin. De nombreux renforts de police sont sur place pour palier le manque de personnel", a-t-il encore indiqué.

Aucun incident n'est à déplorer, selon le secrétaire fédéral CGSP-AMiO. "Nous sommes là pour dénoncer l'attitude du ministre de la Justice et pas pour créer des incidents", a-t-il tenu à rappeler.

Mercredi/demain, un rassemblement similaire est prévu à Mons.

Des actions ont lieu parallèlement en Flandre, devant les prisons de Merksplas et Bruges. Les syndicats du nord du pays ont également confirmé que le mouvement était bien suivi. "Aujourd'hui, nous nous concentrons principalement sur la prison de Merksplas, mais les chiffres que j'ai reçus montrent que l'action se déroule comme prévu", a déclaré Gino Hoppe du syndicat socialiste ACOD (CGSP). "À Bruxelles, seuls 7 ou 8% des agents se sont présentés, à Bruges plus de 90% du personnel de jour ne travaille pas."

M. Hoppe dénonce également l'insécurité dans les prisons. "Je suppose que tout un chacun présume que les prisons sont sûres et que ceux qui se trouvent à l'intérieur ne peuvent pas en sortir. Mais dans certaines prisons, la sécurité laisse à désirer", a ajouté le syndicaliste.

Par cette action, les syndicats veulent envoyer un signal fort afin que le prochain ministre de la Justice aborde les choses différemment lors de la prochaine législature. La grève a débuté lundi à 22h00 et prendra fin à 22h00 mercredi.