"La persistance de points chauds sur les sites concernés ne permettait pas jusqu'à présent de procéder aux constatations sur le terrain" où ont brûlé 5.253 tonnes de produits chimiques sur le seul site de l'usine, a expliqué le procureur dans un communiqué. Les constatations de terrain qui commencent mardi "dureront plusieurs jours et visent à rechercher la zone de départ de l'incendie et à en expliquer son déclenchement", poursuit le communiqué du procureur de Paris, dont le pôle Santé publique a repris les investigations depuis une semaine, en raison notamment de leur "complexité" et de l'ampleur du sinistre. Environ 130 plaintes ont été déposées à ce jour, "principalement du chef de mise en danger de la vie d'autrui", a précisé le procureur. Dans le cadre de l'enquête, la police judiciaire locale a "d'ores et déjà réalisé 39 auditions et saisi plusieurs dizaines de vidéos, extraites des systèmes de vidéo-surveillance, qui sont en cours d'analyse". De son côté, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne a assuré mardi que la société Lubrizol "devra indemniser" tous ceux qui ont souffert des conséquences de l'incendie de son usine chimique de Rouen. "La responsabilité première est celle de l'industriel. On est sur un principe de pollueur-payeur et l'industriel devra indemniser" tous les riverains et les agriculteurs, a affirmé la ministre sur RMC/BFM. "Dans le principe, ils auront à prendre en charge tous les dégâts causés par cet incendie (...) y compris les préjudices pour les agriculteurs", a insisté Elisabeth Borne. Celle-ci a par ailleurs assuré que même "s'il y a toujours des odeurs" à Rouen "toutes les analyses qu'on a eu sur l'air, sur l'eau et les sols, jusqu'à présent sur les produits agricoles, ont montré que sur tous les produits qu'on a recherchés on est en-dessous des seuils". Vendredi, la société Lubrizol s'était engagée à participer à la réparation des conséquences de l'incendie de son usine chimique de Rouen. (Belga)