"Nous sommes désolés", a lancé M. Trudeau à l'adresse de la nation Cowessess de Saskatchewan (ouest). Lors d'un point presse, il est longuement revenu sur les "terribles erreurs" du Canada, qui a mené pendant plusieurs siècles une politique controversée d'assimilation forcée des premières nations. Pour la deuxième fois en moins d'un mois, la découverte de centaines de tombes anonymes, vraisemblablement d'enfants pour la plupart, aux abords d'un pensionnat pour autochtones de l'ouest du Canada, a déclenché une nouvelle onde de stupeur et d'indignation dans tout le pays. "On ne peut pas refaire le passé, mais on peut s'engager chaque jour à le réparer aujourd'hui et à l'avenir", a plaidé M. Trudeau, qui a fait de la réconciliation avec les peuples autochtones l'une des priorités affichées de son gouvernement. Le chef de la nation Cowessess, Cadmus Delorme, avait annoncé la veille que des fouilles par radar sur le site d'un ancien pensionnat géré par l'Église catholique et hébergeant des enfants autochtones à Marieval en Saskatchewan (ouest), avaient permis de localiser 751 tombes anonymes. "C'était une politique gouvernementale extrêmement nocive qui a été la réalité du Canada pendant des décennies, et aujourd'hui les Canadiens sont horrifiés et honteux de la façon dont notre pays s'est comporté", a-t-il ajouté. Interrogé pour savoir s'il était favorable à l'ouverture d'une enquête pénale, réclamée par plusieurs dirigeants autochtones, M. Trudeau n'a pas répondu directement mais s'est dit "ouvert". "On est ouverts à prendre toutes les mesures nécessaires pour en apprendre plus sur la vérité" et pour "s'assurer qu'il y ait des conséquences sur les systèmes, sur les organismes, sur les institutions et, peut-être dans certains cas, sur les individus", a répondu le chef du gouvernement. Environ 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture, ont été enrôlés de force du début du 19e siècle jusque dans les années 1990 dans 139 de ces pensionnats à travers le pays, afin d'être assimilés à la culture dominante. Nombre d'entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 personnes y ont trouvé la mort, selon une commission d'enquête qui avait conclu à un véritable "génocide culturel". (Belga)

"Nous sommes désolés", a lancé M. Trudeau à l'adresse de la nation Cowessess de Saskatchewan (ouest). Lors d'un point presse, il est longuement revenu sur les "terribles erreurs" du Canada, qui a mené pendant plusieurs siècles une politique controversée d'assimilation forcée des premières nations. Pour la deuxième fois en moins d'un mois, la découverte de centaines de tombes anonymes, vraisemblablement d'enfants pour la plupart, aux abords d'un pensionnat pour autochtones de l'ouest du Canada, a déclenché une nouvelle onde de stupeur et d'indignation dans tout le pays. "On ne peut pas refaire le passé, mais on peut s'engager chaque jour à le réparer aujourd'hui et à l'avenir", a plaidé M. Trudeau, qui a fait de la réconciliation avec les peuples autochtones l'une des priorités affichées de son gouvernement. Le chef de la nation Cowessess, Cadmus Delorme, avait annoncé la veille que des fouilles par radar sur le site d'un ancien pensionnat géré par l'Église catholique et hébergeant des enfants autochtones à Marieval en Saskatchewan (ouest), avaient permis de localiser 751 tombes anonymes. "C'était une politique gouvernementale extrêmement nocive qui a été la réalité du Canada pendant des décennies, et aujourd'hui les Canadiens sont horrifiés et honteux de la façon dont notre pays s'est comporté", a-t-il ajouté. Interrogé pour savoir s'il était favorable à l'ouverture d'une enquête pénale, réclamée par plusieurs dirigeants autochtones, M. Trudeau n'a pas répondu directement mais s'est dit "ouvert". "On est ouverts à prendre toutes les mesures nécessaires pour en apprendre plus sur la vérité" et pour "s'assurer qu'il y ait des conséquences sur les systèmes, sur les organismes, sur les institutions et, peut-être dans certains cas, sur les individus", a répondu le chef du gouvernement. Environ 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits, coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture, ont été enrôlés de force du début du 19e siècle jusque dans les années 1990 dans 139 de ces pensionnats à travers le pays, afin d'être assimilés à la culture dominante. Nombre d'entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 personnes y ont trouvé la mort, selon une commission d'enquête qui avait conclu à un véritable "génocide culturel". (Belga)