Cet interlocuteur, qui n'a pas encore été nommé, aura pour mission de travailler avec les communautés autochtones et les gouvernements provinciaux afin de fournir des recommandations, notamment pour modifier la législation encadrant ces tombes. Il ne pourra toutefois pas poursuivre en justice ce que RoseAnne Archibald, cheffe de l'Assemblée des Premières Nations, a qualifié de "crimes contre nos enfants". "Le mandat de l'interlocuteur spécial sera d'abord et avant tout de bâtir ou rebâtir une relation de confiance et la transparence alors que nous progressons vers la guérison, la justice et la réconciliation", a déclaré le ministre de la justice David Lametti. "La décision de nommer un interlocuteur spécial est prise avec humilité, ouverture, et dans l'espoir d'une véritable réconciliation", a-t-il ajouté, lors d'un point presse. Le Premier ministre Justin Trudeau a fait de la réconciliation avec les peuples autochtones l'une des priorités affichées de son gouvernement. Depuis la fin mai, plus d'un millier de tombes anonymes ont été découvertes près d'anciens pensionnats, remettant en lumière une page sombre de l'histoire canadienne et sa politique d'assimilation forcée des Premières Nations. Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. Nombre d'entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 personnes y ont trouvé la mort, selon une commission d'enquête qui avait conclu à un véritable "génocide culturel". Début juillet, le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) avait demandé au gouvernement de Justin Trudeau de mettre en place un procureur spécial qui soit doté des pouvoirs et des moyens pour mener une enquête indépendante sur les pensionnats pour autochtones. En outre, 20 millions de dollars canadiens (13,6 millions d'euros) vont être investis dans la construction d'un monument national à Ottawa pour rendre hommage aux survivants et aux écoliers qui étaient dans ces établissements. (Belga)

Cet interlocuteur, qui n'a pas encore été nommé, aura pour mission de travailler avec les communautés autochtones et les gouvernements provinciaux afin de fournir des recommandations, notamment pour modifier la législation encadrant ces tombes. Il ne pourra toutefois pas poursuivre en justice ce que RoseAnne Archibald, cheffe de l'Assemblée des Premières Nations, a qualifié de "crimes contre nos enfants". "Le mandat de l'interlocuteur spécial sera d'abord et avant tout de bâtir ou rebâtir une relation de confiance et la transparence alors que nous progressons vers la guérison, la justice et la réconciliation", a déclaré le ministre de la justice David Lametti. "La décision de nommer un interlocuteur spécial est prise avec humilité, ouverture, et dans l'espoir d'une véritable réconciliation", a-t-il ajouté, lors d'un point presse. Le Premier ministre Justin Trudeau a fait de la réconciliation avec les peuples autochtones l'une des priorités affichées de son gouvernement. Depuis la fin mai, plus d'un millier de tombes anonymes ont été découvertes près d'anciens pensionnats, remettant en lumière une page sombre de l'histoire canadienne et sa politique d'assimilation forcée des Premières Nations. Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis, et inuits ont été enrôlés de force dans 139 pensionnats semblables à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture. Nombre d'entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 personnes y ont trouvé la mort, selon une commission d'enquête qui avait conclu à un véritable "génocide culturel". Début juillet, le Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) avait demandé au gouvernement de Justin Trudeau de mettre en place un procureur spécial qui soit doté des pouvoirs et des moyens pour mener une enquête indépendante sur les pensionnats pour autochtones. En outre, 20 millions de dollars canadiens (13,6 millions d'euros) vont être investis dans la construction d'un monument national à Ottawa pour rendre hommage aux survivants et aux écoliers qui étaient dans ces établissements. (Belga)