"Le 14 octobre, la gauche a remporté les élections en Wallonie. C'est également ce qui ressort des résultats des élections provinciales. Si vous les transposez au niveau du Parlement wallon, le PS, la PTB et Ecolo réunis atteignent 42 des 75 sièges. Une majorité confortable, qui a clairement la préférence des Wallons. Et cette majorité était également présente dans de nombreuses villes et communes."
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"Le 14 octobre, la gauche a remporté les élections en Wallonie. C'est également ce qui ressort des résultats des élections provinciales. Si vous les transposez au niveau du Parlement wallon, le PS, la PTB et Ecolo réunis atteignent 42 des 75 sièges. Une majorité confortable, qui a clairement la préférence des Wallons. Et cette majorité était également présente dans de nombreuses villes et communes."Depuis des mois, le syndicat socialiste wallon FGTB oeuvre à la création de coalitions de gauche PS, PTB et Ecolo, partout où cette formule est mathématiquement possible. Aussi le réveil est-il brutal. Parce que bien que la gauche rassemblée ait progressé en Wallonie (et à Bruxelles), ce ne sont pas les alliances rouge vif espérées, mais de nouvelles majorités violettes du PS et du MR qui voient le jour - pensez à Liège et Molenbeek. Pour la FGTB, il est incompréhensible que le PS conclue des alliances avec un parti tel que le MR qui, selon le syndicat, organise un massacre social au sein du gouvernement fédéral."La volonté de l'électeur n'est pas respectée", déclare Thierry Bodson. La gauche n'a pas réussi à transformer sa victoire électorale en victoire tout court. C'est triste et regrettable". Il ne souhaite pas encore s'exprimer sur les raisons de cet échec ou désigner un responsable. Je n'étais pas dans les négociations, donc je ne veux accuser personne. Bodson ne veut pas avoir dit que le PS et la PTB ont mené de fausses négociations, sans jamais vraiment vouloir parvenir à une entente. "Mais nous allons inviter les parties concernées pour leur demander ce qui a mal tourné."Les critiques estiment que la FGTB, avec ses appels répétés à un front de gauche, va trop loin. Mais Thierry Bodson conteste que son syndicat se comporte comme un formateur, bien qu'il admette que dans certains endroits en Wallonie, la FGTB était très en colère à propos du choix du partenaire du PS. Certainement à Verviers, où le PS n'a même pas essayé de négocier d'abord avec d'autres partis de gauche, et à Binche, où le PS, malgré sa majorité absolue, a tout de même uni ses forces au MR."Le secrétaire fédéral de la FGTB/FGVV Jean-François Tamellini a spéculé en début de semaine sur la création de son propre parti en vue des élections régionales de mai prochain, mais il ne s'agit pas d'une position officielle de la FGTB.La FGTB craint-elle que les coalitions locales violettes préfigurent le prochain gouvernement wallon ? "J'espère que non ", dit Bodson. "Si, avec un résultat électoral comparable, on constituait un gouvernement wallon PS-MR, ce serait inacceptable. Une débâcle de la gauche."