Parallèlement, Johnson & Johnson, dont le vaccin (Janssen) a été approuvé au niveau européen ce jeudi, a indiqué prévoir de débuter ses livraisons à l'UE en seconde moitié d'avril. Le délai de plusieurs semaines après le feu vert pour la mise sur le marché européen est plutôt inhabituel. "Nous avons pris note des annonces de l'entreprise, mais ne commentons pas sur les timings prévus de livraison de chaque entreprise", a indiqué vendredi un porte-parole de la Commission, Stefan De Keersmaecker. "Nous sommes en contact avec toutes les entreprises, et nous continuons d'attendre pour avril une augmentation des livraisons totales à l'UE, vers 100 millions de doses par mois" (toutes entreprises confondues). AstraZeneca, qui avait reçu le feu vert européen pour son vaccin le 29 janvier, avait annoncé avant même ses premières livraisons à l'Europe qu'elle ne fournirait finalement qu'une portion (un quart environ, selon une source européenne) de ce qui était attendu dans les premiers mois. Plutôt qu'un total à trois chiffres sur le premier trimestre (selon une source, les engagements précis étant tenus secrets), il était désormais question de 31 millions. Une bagarre s'est alors engagée entre la Commission et la firme sur les termes du contrat, cette dernière affirmant n'être tenue qu'aux "meilleurs efforts" tandis que la première accusait l'entreprise de favoriser la Grande-Bretagne parmi ses clients. Après des annonces d'inspection de la chaîne de production des vaccins AstraZeneca, ainsi que la mise en place à la hâte d'un mécanisme de "transparence" des exportations depuis l'UE, l'entreprise avait annoncé qu'elle tenterait de livrer 40 millions de doses au premier trimestre, entre autres en important depuis des sites de production étrangers. Cet objectif semble désormais également menacé. "Je vois des efforts mais pas de 'meilleurs efforts'", a réagi jeudi soir via Twitter le commissaire européen Thierry Breton, chargé d'une taskforce qui se penche sur les processus et chaînes de production. "Ce n'est pas encore suffisant pour qu'AstraZeneca rencontre ses obligations du 1er trimestre. Il est temps que le Board d'AstraZeneca exerce sa responsabilité fiduciaire et fasse ce qu'il faut pour remplir ses engagements". Selon le Financial Times, les difficultés pourraient être liées aux efforts infructueux jusqu'ici de faire venir des doses du vaccin depuis les Etats-Unis, où est située une usine mentionnée comme "back-up" potentiel de production dans le contrat passé avec la Commission européenne. Le vaccin n'est pas encore autorisé aux Etats-Unis, mais l'administration américaine a indiqué aux Européens qu'il n'était pas question pour le moment d'autoriser le transfert de doses vers l'UE. Cela a été rapporté par la Commission aux représentants des États membres cette semaine, écrit Reuters. Le New York Times parle jeudi de "dizaines de millions de doses" du produit AstraZeneca qui sont stockées aux Etats-Unis. Selon le quotidien américain, la firme a demandé à l'administration Biden d'autoriser que des lots soient transférés vers l'UE, ce qui a jusqu'ici été refusé. (Belga)

Parallèlement, Johnson & Johnson, dont le vaccin (Janssen) a été approuvé au niveau européen ce jeudi, a indiqué prévoir de débuter ses livraisons à l'UE en seconde moitié d'avril. Le délai de plusieurs semaines après le feu vert pour la mise sur le marché européen est plutôt inhabituel. "Nous avons pris note des annonces de l'entreprise, mais ne commentons pas sur les timings prévus de livraison de chaque entreprise", a indiqué vendredi un porte-parole de la Commission, Stefan De Keersmaecker. "Nous sommes en contact avec toutes les entreprises, et nous continuons d'attendre pour avril une augmentation des livraisons totales à l'UE, vers 100 millions de doses par mois" (toutes entreprises confondues). AstraZeneca, qui avait reçu le feu vert européen pour son vaccin le 29 janvier, avait annoncé avant même ses premières livraisons à l'Europe qu'elle ne fournirait finalement qu'une portion (un quart environ, selon une source européenne) de ce qui était attendu dans les premiers mois. Plutôt qu'un total à trois chiffres sur le premier trimestre (selon une source, les engagements précis étant tenus secrets), il était désormais question de 31 millions. Une bagarre s'est alors engagée entre la Commission et la firme sur les termes du contrat, cette dernière affirmant n'être tenue qu'aux "meilleurs efforts" tandis que la première accusait l'entreprise de favoriser la Grande-Bretagne parmi ses clients. Après des annonces d'inspection de la chaîne de production des vaccins AstraZeneca, ainsi que la mise en place à la hâte d'un mécanisme de "transparence" des exportations depuis l'UE, l'entreprise avait annoncé qu'elle tenterait de livrer 40 millions de doses au premier trimestre, entre autres en important depuis des sites de production étrangers. Cet objectif semble désormais également menacé. "Je vois des efforts mais pas de 'meilleurs efforts'", a réagi jeudi soir via Twitter le commissaire européen Thierry Breton, chargé d'une taskforce qui se penche sur les processus et chaînes de production. "Ce n'est pas encore suffisant pour qu'AstraZeneca rencontre ses obligations du 1er trimestre. Il est temps que le Board d'AstraZeneca exerce sa responsabilité fiduciaire et fasse ce qu'il faut pour remplir ses engagements". Selon le Financial Times, les difficultés pourraient être liées aux efforts infructueux jusqu'ici de faire venir des doses du vaccin depuis les Etats-Unis, où est située une usine mentionnée comme "back-up" potentiel de production dans le contrat passé avec la Commission européenne. Le vaccin n'est pas encore autorisé aux Etats-Unis, mais l'administration américaine a indiqué aux Européens qu'il n'était pas question pour le moment d'autoriser le transfert de doses vers l'UE. Cela a été rapporté par la Commission aux représentants des États membres cette semaine, écrit Reuters. Le New York Times parle jeudi de "dizaines de millions de doses" du produit AstraZeneca qui sont stockées aux Etats-Unis. Selon le quotidien américain, la firme a demandé à l'administration Biden d'autoriser que des lots soient transférés vers l'UE, ce qui a jusqu'ici été refusé. (Belga)