Le feu a pris vers 23h00 quand une explosion s'est produite dans un flat situé au rez-de-chaussée d'un des bâtiments du complexe. Plusieurs équipes de secours se sont rendues sur place et le plan catastrophe communal a été déclenché. Les 44 résidents du bâtiment concerné ont été évacués vers un autre édifice du centre.

Vers 1H00, le feu était sous contrôle. Le plan catastrophe a été levé deux heures plus tard et les résidents avaient pour la plupart déjà regagné les premier et deuxième étages. Une dizaine de personnes qui séjournaient au rez-de-chaussée ont dû passer la nuit ailleurs, dans le centre, dans leur famille ou à l'hôtel.

Le service de déminage de l'armée (SEDEE) a été sollicité car des obus ont été retrouvés dans la chambre où l'explosion s'est produite. Mais selon les militaires, il y a peu de chance que l'un de ces obus soit à l'origine de l'explosion. Les obus, que collectionnait le résident, ont toutefois été neutralisés par le SEDEE. "Ces obus étaient vides, mais il y avait aussi de la poudre à canon dans la chambre", a précisé un porte-parole du parquet. "Selon l'expert incendie, l'ancien pompier qui vivait là a probablement effectué des manipulations avec la poudre à canon avant que quelque chose ne tourne mal. Une explosion a eu lieu. On ne peut actuellement pas parler de mauvaises intentions. L'homme sera entendu début de semaine prochaine."