"Aucune question ne fait allusion à la situation épidémiologique. Je trouve cela étonnant alors que plus de 900 personnes sont en soins intensifs et qu'il y a encore 40 décès par jour. Personne n'en parle et c'est pourtant une réalité. Et ce sera la base de nos discussions vendredi en comité de concertation. La question qui se pose est plutôt de savoir quelles mesures il faut prendre pour vivre comme on le voudrait en évitant que des personnes ne soient contaminées et tombent malades, voire gravement malades", a déclaré le chef du gouvernement en réponse à des questions en commission de l'Intérieur de la Chambre. Ce commentaire n'a guère plu aux députés de l'opposition qui ont évoqué les nombreuses questions posées par leurs collègues dans les commissions Santé ou Covid de la Chambre. "Je suis un peu choqué par votre sermon. Il n'y a pas un gentil gouvernement qui s'occupe des gens en soins intensifs et un méchant parlement qui ne s'occuperait que des secteurs économiques. Croyez-vous que qui que ce soit ici ne souhaite pas voir baisser le nombre de contaminations?" a répondu François De Smet (DéFI). Pour le président amarante, des événements comme ceux qui se sont produits au Bois de la Cambre ou la fronde de certains patrons de l'Horeca montrent que l'adhésion de la population s'érode dangereusement, une situation qui pourrait expliquer l'impossibilité de sortir du "plateau" actuel des contaminations. Parmi les propositions avancées figure un label "covid safe" accordé à des établissements, tel que préconisé par des personnalités du monde médical du côté francophone. Une telle réflexion est parallèle à celle du gouvernement et du commissariat covid, a assuré M. De Croo. Mais la mise en place d'un tel label prendrait du temps et impliquerait un grand nombre d'inspecteurs. Or, le temps fait défaut. "Je pense à un système de confiance où l'on dit aux entrepreneurs: si vous rouvrez, c'est selon une série de règles", a-t-il expliqué. Le Premier ministre se refuse à se prononcer sur l'efficacité d'une mesure prise isolément. Selon lui, il faut envisager une série de mesures dont l'objectif est de limiter la circulation du virus. L'un des éléments nouveaux dans ce débat, dont le comité de concertation tiendra compte, est l'accélération de la campagne de vaccination. La Belgique se classe aujourd'hui à la 6e place des pays européens où les citoyens ont reçu leur première dose, a-t-il indiqué. (Belga)

"Aucune question ne fait allusion à la situation épidémiologique. Je trouve cela étonnant alors que plus de 900 personnes sont en soins intensifs et qu'il y a encore 40 décès par jour. Personne n'en parle et c'est pourtant une réalité. Et ce sera la base de nos discussions vendredi en comité de concertation. La question qui se pose est plutôt de savoir quelles mesures il faut prendre pour vivre comme on le voudrait en évitant que des personnes ne soient contaminées et tombent malades, voire gravement malades", a déclaré le chef du gouvernement en réponse à des questions en commission de l'Intérieur de la Chambre. Ce commentaire n'a guère plu aux députés de l'opposition qui ont évoqué les nombreuses questions posées par leurs collègues dans les commissions Santé ou Covid de la Chambre. "Je suis un peu choqué par votre sermon. Il n'y a pas un gentil gouvernement qui s'occupe des gens en soins intensifs et un méchant parlement qui ne s'occuperait que des secteurs économiques. Croyez-vous que qui que ce soit ici ne souhaite pas voir baisser le nombre de contaminations?" a répondu François De Smet (DéFI). Pour le président amarante, des événements comme ceux qui se sont produits au Bois de la Cambre ou la fronde de certains patrons de l'Horeca montrent que l'adhésion de la population s'érode dangereusement, une situation qui pourrait expliquer l'impossibilité de sortir du "plateau" actuel des contaminations. Parmi les propositions avancées figure un label "covid safe" accordé à des établissements, tel que préconisé par des personnalités du monde médical du côté francophone. Une telle réflexion est parallèle à celle du gouvernement et du commissariat covid, a assuré M. De Croo. Mais la mise en place d'un tel label prendrait du temps et impliquerait un grand nombre d'inspecteurs. Or, le temps fait défaut. "Je pense à un système de confiance où l'on dit aux entrepreneurs: si vous rouvrez, c'est selon une série de règles", a-t-il expliqué. Le Premier ministre se refuse à se prononcer sur l'efficacité d'une mesure prise isolément. Selon lui, il faut envisager une série de mesures dont l'objectif est de limiter la circulation du virus. L'un des éléments nouveaux dans ce débat, dont le comité de concertation tiendra compte, est l'accélération de la campagne de vaccination. La Belgique se classe aujourd'hui à la 6e place des pays européens où les citoyens ont reçu leur première dose, a-t-il indiqué. (Belga)