Le ministre a révélé jeudi à la Chambre que trois millions de masques FFP2 livrés la semaine passée était d'une qualité insuffisante pour être utilisés comme tels. Ces masques à pièce faciale filtrante, protégeant l'entourage du porteur et le porteur lui-même, sont en pénurie et les commandes doivent se faire via un marché international en pleine tension vu l'ampleur de la pandémie.

Le quotidien "Het Laatste Nieuws" a retracé la façon dont l'achat des 3 millions de masques s'était déroulé. Il en ressort que c'est une entreprise de Zulte qui a reçu la commande, celle-ci travaillant ensuite avec un intermédiaire chinois qui cherche des masques via les réseaux sociaux.

Le cabinet du ministre n'a pas voulu donner de détails. Il a toutefois précisé qu'une procédure approfondie avait été mise en place depuis lors afin d'éviter au maximum la répétition d'un tel incident.

Une équipe d'acheteurs professionnels se consacre exclusivement à la recherche du matériel de protection. Lorsqu'une offre est faite, il est procédé à une analyse comptable de la société, des certificats sont demandés, etc. "C'est nécessaire car il y a des faux certificats qui circulent", a expliqué la porte-parole du ministre.

Un service se rend aussi sur place pour contrôler les lots et les usines. Dès que les masques arrivent en Belgique, l'Inspection économique et l'Agence fédérale des médicaments procèdent à un contrôle. Si un doute surgit, un contrôle est réalisé dans un laboratoire belge. Le matériel n'est livré aux institutions de soins que lorsqu'il y a une certitude sur la qualité.

Les trois millions de masques non conformes ont fait l'objet d'un procès-verbal de manière à récupérer la somme dépensée.

"Les masques buccaux avaient été approuvés par le laboratoire chinois accrédité"

La société basée à Zulte qui a fourni les 3 millions de masques buccaux dont la qualité s'est avérée inférieure aux normes, remet en question la décision de rejeter les masques. Life BVBA dispose d'un rapport de test positif d'un laboratoire chinois accrédité par le gouvernement belge, déclare la société dans un communiqué.

Life explique avoir proposé, fin mars, au SPF Santé publique d'acheter trois millions de masques buccaux à un fabricant chinois, Daddy Baby, un producteur de couches qui fabrique désormais aussi des masques buccaux. L'entreprise flamande avait auparavant fourni 15 millions de masques, selon ses propres déclarations.

Selon Life, le SPF Santé publique était au courant de l'identité du fabricant, car ce dernier a fourni le même type de masques à de nombreux autres pays dans le monde, d'après le communiqué.

Jeudi, le ministre Philippe De Backer, qui dirige le groupe de travail chargé de rechercher du matériel de protection pour la Belgique, a annoncé que la livraison ne répondait pas aux normes de qualité. Life dit en être "surpris".

Les autorités belges ont motivé le rejet par des certificats d'inspection qui ont été présentés les 3, 4 et 5 avril. Un jour plus tard, Life a de nouveau délivré un certificat au SPF Économie, cette fois-ci d'un laboratoire en Chine accrédité par les autorités belges. "Ce rapport de test montre que les masques buccaux en question répondent à la norme KN95 (l'équivalent chinois de la classe de protection FFP2, NDLR).

Life dit être convaincu que l'administration n'était pas informée de ce dernier rapport au moment de la décision. C'est pourquoi l'entreprise elle-même a maintenant remis le rapport au SPF Santé publique. "Nous attendons de leurs nouvelles. Notre société n'a aucune raison de douter des rapports de tests des organismes officiels reconnus par les autorités belges et chinoises", déclare Life, qui espère encore que les masques buccaux pourront être distribués.

En réponse à la question de savoir si le rapport a été pris en compte dans le rejet, le cabinet De Backer souligne que les masques buccaux ont été rejetés sur la base de tests effectués dans un laboratoire belge. Et ce alors que des doutes étaient déjà apparus lors d'une première inspection après l'arrivée du chargement à l'aéroport de Liège vendredi dernier. "Nous savons qu'il y a beaucoup de faux certificats en circulation", déclare la porte-parole Caroline Leys. Elle souligne que cela ne signifie pas que la société de Zulte a délibérément transmis de faux certificats. "Mais un laboratoire en Belgique a rejeté les masques."

Le ministre a révélé jeudi à la Chambre que trois millions de masques FFP2 livrés la semaine passée était d'une qualité insuffisante pour être utilisés comme tels. Ces masques à pièce faciale filtrante, protégeant l'entourage du porteur et le porteur lui-même, sont en pénurie et les commandes doivent se faire via un marché international en pleine tension vu l'ampleur de la pandémie. Le quotidien "Het Laatste Nieuws" a retracé la façon dont l'achat des 3 millions de masques s'était déroulé. Il en ressort que c'est une entreprise de Zulte qui a reçu la commande, celle-ci travaillant ensuite avec un intermédiaire chinois qui cherche des masques via les réseaux sociaux. Le cabinet du ministre n'a pas voulu donner de détails. Il a toutefois précisé qu'une procédure approfondie avait été mise en place depuis lors afin d'éviter au maximum la répétition d'un tel incident. Une équipe d'acheteurs professionnels se consacre exclusivement à la recherche du matériel de protection. Lorsqu'une offre est faite, il est procédé à une analyse comptable de la société, des certificats sont demandés, etc. "C'est nécessaire car il y a des faux certificats qui circulent", a expliqué la porte-parole du ministre. Un service se rend aussi sur place pour contrôler les lots et les usines. Dès que les masques arrivent en Belgique, l'Inspection économique et l'Agence fédérale des médicaments procèdent à un contrôle. Si un doute surgit, un contrôle est réalisé dans un laboratoire belge. Le matériel n'est livré aux institutions de soins que lorsqu'il y a une certitude sur la qualité. Les trois millions de masques non conformes ont fait l'objet d'un procès-verbal de manière à récupérer la somme dépensée.La société basée à Zulte qui a fourni les 3 millions de masques buccaux dont la qualité s'est avérée inférieure aux normes, remet en question la décision de rejeter les masques. Life BVBA dispose d'un rapport de test positif d'un laboratoire chinois accrédité par le gouvernement belge, déclare la société dans un communiqué.Life explique avoir proposé, fin mars, au SPF Santé publique d'acheter trois millions de masques buccaux à un fabricant chinois, Daddy Baby, un producteur de couches qui fabrique désormais aussi des masques buccaux. L'entreprise flamande avait auparavant fourni 15 millions de masques, selon ses propres déclarations. Selon Life, le SPF Santé publique était au courant de l'identité du fabricant, car ce dernier a fourni le même type de masques à de nombreux autres pays dans le monde, d'après le communiqué. Jeudi, le ministre Philippe De Backer, qui dirige le groupe de travail chargé de rechercher du matériel de protection pour la Belgique, a annoncé que la livraison ne répondait pas aux normes de qualité. Life dit en être "surpris". Les autorités belges ont motivé le rejet par des certificats d'inspection qui ont été présentés les 3, 4 et 5 avril. Un jour plus tard, Life a de nouveau délivré un certificat au SPF Économie, cette fois-ci d'un laboratoire en Chine accrédité par les autorités belges. "Ce rapport de test montre que les masques buccaux en question répondent à la norme KN95 (l'équivalent chinois de la classe de protection FFP2, NDLR). Life dit être convaincu que l'administration n'était pas informée de ce dernier rapport au moment de la décision. C'est pourquoi l'entreprise elle-même a maintenant remis le rapport au SPF Santé publique. "Nous attendons de leurs nouvelles. Notre société n'a aucune raison de douter des rapports de tests des organismes officiels reconnus par les autorités belges et chinoises", déclare Life, qui espère encore que les masques buccaux pourront être distribués. En réponse à la question de savoir si le rapport a été pris en compte dans le rejet, le cabinet De Backer souligne que les masques buccaux ont été rejetés sur la base de tests effectués dans un laboratoire belge. Et ce alors que des doutes étaient déjà apparus lors d'une première inspection après l'arrivée du chargement à l'aéroport de Liège vendredi dernier. "Nous savons qu'il y a beaucoup de faux certificats en circulation", déclare la porte-parole Caroline Leys. Elle souligne que cela ne signifie pas que la société de Zulte a délibérément transmis de faux certificats. "Mais un laboratoire en Belgique a rejeté les masques."