Le député indépendant et ex-blogueur Yassine Ayari a été condamné à plusieurs reprises ces dernières années pour des publications sur les réseaux sociaux, notamment critiques de l'armée. Son mouvement "Espoir et travail", lancé en 2019, a annoncé dans un bref communiqué son arrestation vendredi, selon eux par des agents de la sécurité présidentielle sans la présentation d'un ordre judiciaire. Contactés par l'AFP, le service de la communication de la présidence de la République et le porte-parole du parquet étaient injoignables. Dans une publication sur Facebook, sa femme a affirmé de son côté que son mari avait été arrêté d'une façon violente. Aucune source officielle n'a accepté de s'exprimer sur cette arrestation. À la suite de cette arrestation des Tunisiens ont exprimé sur les réseaux sociaux leur crainte d'un retour à la répression. La Tunisie, "est un pays des droits, des libertés et de la constitution", a assuré le président Saied vendredi au cours d'une rencontre avec des journalistes de New York Times après que l'un d'eux a été brièvement interpellé dans un poste de police pour une question d'autorisation. "Pas de peur sur la liberté d'expression (...) ce n'est pas à mon âge que je vais commencer une nouvelle étape basée sur la dictature. Je déteste la dictature et je la méprise", a-t-il encore ajouté. M. Saied a affirmé qu'il n'y avait eu des arrestations que de ceux qui sont poursuivis par la justice. L'arrestation de Yassine Ayari survient cinq jours après que le président Saied a gelé le Parlement pour 30 jours, levé l'immunité de tous les députés et limogé le Premier ministre Hichem Mechichi. "C'est un coup d'Etat militaire", avait écrit sur sa page Facebook Yassine Ayari, connu pour ses prises de positions tranchantes. Pour lui, les mesures du président représentent "un renversement de la Constitution et du pacte social en utilisant l'armée". (Belga)

Le député indépendant et ex-blogueur Yassine Ayari a été condamné à plusieurs reprises ces dernières années pour des publications sur les réseaux sociaux, notamment critiques de l'armée. Son mouvement "Espoir et travail", lancé en 2019, a annoncé dans un bref communiqué son arrestation vendredi, selon eux par des agents de la sécurité présidentielle sans la présentation d'un ordre judiciaire. Contactés par l'AFP, le service de la communication de la présidence de la République et le porte-parole du parquet étaient injoignables. Dans une publication sur Facebook, sa femme a affirmé de son côté que son mari avait été arrêté d'une façon violente. Aucune source officielle n'a accepté de s'exprimer sur cette arrestation. À la suite de cette arrestation des Tunisiens ont exprimé sur les réseaux sociaux leur crainte d'un retour à la répression. La Tunisie, "est un pays des droits, des libertés et de la constitution", a assuré le président Saied vendredi au cours d'une rencontre avec des journalistes de New York Times après que l'un d'eux a été brièvement interpellé dans un poste de police pour une question d'autorisation. "Pas de peur sur la liberté d'expression (...) ce n'est pas à mon âge que je vais commencer une nouvelle étape basée sur la dictature. Je déteste la dictature et je la méprise", a-t-il encore ajouté. M. Saied a affirmé qu'il n'y avait eu des arrestations que de ceux qui sont poursuivis par la justice. L'arrestation de Yassine Ayari survient cinq jours après que le président Saied a gelé le Parlement pour 30 jours, levé l'immunité de tous les députés et limogé le Premier ministre Hichem Mechichi. "C'est un coup d'Etat militaire", avait écrit sur sa page Facebook Yassine Ayari, connu pour ses prises de positions tranchantes. Pour lui, les mesures du président représentent "un renversement de la Constitution et du pacte social en utilisant l'armée". (Belga)