"Nos points de programme sont clairs, s'ils n'entrent pas dans le programme de gouvernement, nous ne pourrons pas démarrer. Et mieux vaudra alors retourner aux urnes, le plus tôt possible", a déclaré vendredi M. Di Maio. "Soit nous sommes d'accord pour le réaliser, soit on ne peut pas aller plus loin", a-t-il encore menacé, après avoir rencontré le chef du gouvernement désigné Giuseppe Conte. M. Di Maio a notamment rejeté une modification des "décrets sécurité", promulgués par le ministre de l'Intérieur sortant et son ex-allié le chef des souverainistes Matteo Salvini. "Le problème de l'immigration est sérieux, concret et il doit être affronté avec compétence dans le respect des sensibilités exprimées par l'opinion publique", a-t-il dit, conscient qu'une bonne partie du M5S approuve le durcissement sécuritaire promu par M. Salvini, pendant les 14 mois d'alliance M5S-Ligue. Un haut dirigeant du PD, Graziano Delrio, a qualifié d'"inacceptables les ultimatums de Di Maio à Conte", rappelant que les sociaux-démocrates "se sont engagés à soutenir loyalement les efforts de M. Conte" pour constituer un gouvernement. (Belga)