Jody Wilson-Raybould, ex-ministre de la Justice, et Jane Philpott, ex-ministre du Budget, ont toutes deux été expulsées du groupe parlementaire libéral après avoir démissionné sur fond d'allégations d'ingérence politique du Premier ministre et de son entourage dans une affaire judiciaire. "Qu'il s'agisse d'enregistrer des conversations sans consentement ou d'exprimer à maintes reprises un manque de confiance envers notre gouvernement et envers moi-même, il est devenu évident que Mme Wilson-Raybould et Dr. Philpott ne peuvent plus faire partie de notre équipe libérale", a annoncé Justin Trudeau devant les membres de son parti. Le Premier ministre et son entourage sont confrontés depuis deux mois à une grave crise politique après avoir été accusés par Mme Wilson-Raybould d'avoir exercé sur elle des pressions "inappropriées" pour éviter un procès au groupe canadien SNC-Lavalin, accusé de corruption en Libye. Vendredi, la publication de documents fournis par Mme Wilson-Raybould à une commission parlementaire chargée d'enquêter sur l'affaire, parmi lesquels une conversation téléphonique avec le plus haut fonctionnaire du Canada qu'elle a enregistrée à son insu, a relancé l'affaire, faisant planer l'ombre de son expulsion du groupe libéral. "Les guerres civiles au sein des partis sont très dommageables car elles montrent aux Canadiens que nous nous préoccupons plus de nous-mêmes que d'eux", a estimé mardi Justin Trudeau, précisant que ses "opposants politiques gagnent quand les libéraux sont divisés". L'ancienne ministre de la Justice avait été rétrogradée au poste de ministre des Anciens combattants lors d'un remaniement début janvier, avant de démissionner mi-février. Elle estime que cette rétrogradation est la conséquence de son refus de céder aux pressions présumées du Premier ministre. Mme Wilson-Raybould a précisé sur Twitter qu'elle ne pourrait pas, comme elle le souhaitait, présenter sa candidature dans sa circonscription sous la bannière libérale pour l'élection fédérale de 2019. Plus tôt dans la journée, elle avait envoyé une lettre aux députés libéraux afin d'exprimer sa volonté de rester dans le groupe, soulignant les "valeurs" du Parti libéral qu'elle assure défendre. (Belga)

Jody Wilson-Raybould, ex-ministre de la Justice, et Jane Philpott, ex-ministre du Budget, ont toutes deux été expulsées du groupe parlementaire libéral après avoir démissionné sur fond d'allégations d'ingérence politique du Premier ministre et de son entourage dans une affaire judiciaire. "Qu'il s'agisse d'enregistrer des conversations sans consentement ou d'exprimer à maintes reprises un manque de confiance envers notre gouvernement et envers moi-même, il est devenu évident que Mme Wilson-Raybould et Dr. Philpott ne peuvent plus faire partie de notre équipe libérale", a annoncé Justin Trudeau devant les membres de son parti. Le Premier ministre et son entourage sont confrontés depuis deux mois à une grave crise politique après avoir été accusés par Mme Wilson-Raybould d'avoir exercé sur elle des pressions "inappropriées" pour éviter un procès au groupe canadien SNC-Lavalin, accusé de corruption en Libye. Vendredi, la publication de documents fournis par Mme Wilson-Raybould à une commission parlementaire chargée d'enquêter sur l'affaire, parmi lesquels une conversation téléphonique avec le plus haut fonctionnaire du Canada qu'elle a enregistrée à son insu, a relancé l'affaire, faisant planer l'ombre de son expulsion du groupe libéral. "Les guerres civiles au sein des partis sont très dommageables car elles montrent aux Canadiens que nous nous préoccupons plus de nous-mêmes que d'eux", a estimé mardi Justin Trudeau, précisant que ses "opposants politiques gagnent quand les libéraux sont divisés". L'ancienne ministre de la Justice avait été rétrogradée au poste de ministre des Anciens combattants lors d'un remaniement début janvier, avant de démissionner mi-février. Elle estime que cette rétrogradation est la conséquence de son refus de céder aux pressions présumées du Premier ministre. Mme Wilson-Raybould a précisé sur Twitter qu'elle ne pourrait pas, comme elle le souhaitait, présenter sa candidature dans sa circonscription sous la bannière libérale pour l'élection fédérale de 2019. Plus tôt dans la journée, elle avait envoyé une lettre aux députés libéraux afin d'exprimer sa volonté de rester dans le groupe, soulignant les "valeurs" du Parti libéral qu'elle assure défendre. (Belga)