M. Morrison a admis que résoudre le différend entre la France et l'Australie pourrait prendre plus de temps qu'avec les Etats-Unis. "Mais nous serons patients, nous comprenons leur déception", a déclaré à la presse à Washington le dirigeant australien, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Interrogé s'il avait tenté de joindre M. Macron pour dénouer le contentieux, M. Morrison a répondu: "oui, nous l'avons fait". "L'opportunité de cet appel n'est pas encore à l'ordre du jour", a-t-il ajouté, cité par le média public australien ABC. "Notre porte est grande ouverte, notre invitation est là, nous comprenons la blessure et la déception et nous serons patients. Nous aspirons à encore oeuvrer avec de vieux amis", a poursuivi le conservateur. Six jours après le début de la crise des sous-marins, Joe Biden et Emmanuel Macron ont eu un entretien téléphonique "au ton amical" de trente minutes, sollicité par Washington. Selon une déclaration commune publiée par l'Elysée et la Maison Blanche, les deux hommes ont convenus que "des consultations ouvertes entre alliés" auraient "permis d'éviter cette situation", dit le communiqué. Indice d'un rétablissement de la relation franco-américaine, l'ambassadeur français à Washington rappelé, tout comme celui à Canberra, au plus fort de la crise, retournera bien, lui, en poste aux Etats-Unis. Le contrat de livraison de 12 sous-marins conventionnels par la France à l'Australie, a été rompu par Canberra qui a préféré se tourner vers des sous-marins à propulsion nucléaire américains dans le cadre de l'alliance AUKUS dégagée la semaine passée entre Washington, Canberra et Londres. Ce partenariat stratégique entre alliés traditionnels tend à contrer l'influence chinoise dans la région indopacifique. (Belga)

M. Morrison a admis que résoudre le différend entre la France et l'Australie pourrait prendre plus de temps qu'avec les Etats-Unis. "Mais nous serons patients, nous comprenons leur déception", a déclaré à la presse à Washington le dirigeant australien, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Interrogé s'il avait tenté de joindre M. Macron pour dénouer le contentieux, M. Morrison a répondu: "oui, nous l'avons fait". "L'opportunité de cet appel n'est pas encore à l'ordre du jour", a-t-il ajouté, cité par le média public australien ABC. "Notre porte est grande ouverte, notre invitation est là, nous comprenons la blessure et la déception et nous serons patients. Nous aspirons à encore oeuvrer avec de vieux amis", a poursuivi le conservateur. Six jours après le début de la crise des sous-marins, Joe Biden et Emmanuel Macron ont eu un entretien téléphonique "au ton amical" de trente minutes, sollicité par Washington. Selon une déclaration commune publiée par l'Elysée et la Maison Blanche, les deux hommes ont convenus que "des consultations ouvertes entre alliés" auraient "permis d'éviter cette situation", dit le communiqué. Indice d'un rétablissement de la relation franco-américaine, l'ambassadeur français à Washington rappelé, tout comme celui à Canberra, au plus fort de la crise, retournera bien, lui, en poste aux Etats-Unis. Le contrat de livraison de 12 sous-marins conventionnels par la France à l'Australie, a été rompu par Canberra qui a préféré se tourner vers des sous-marins à propulsion nucléaire américains dans le cadre de l'alliance AUKUS dégagée la semaine passée entre Washington, Canberra et Londres. Ce partenariat stratégique entre alliés traditionnels tend à contrer l'influence chinoise dans la région indopacifique. (Belga)