"Il n'est nullement question de criminaliser la solidarité, et les citoyens qui hébergent les migrants du Parc Maximilien ne sont pas concernés par ce projet", a-t-il assuré dans un communiqué.

La Commission de l'Intérieur de la Chambre examinera demain le projet de loi qui autorise ces visites domiciliaires en vue d'arrêter un étranger en séjour illégal, à certaines conditions, à commencer par l'autorisation d'un juge d'instruction. Le dispositif s'appliquera à des migrants dont les demandes d'asile, de régularisation humanitaire ou médicale ont été rejetées, après la délivrance d'un ordre de quitter le territoire et l'épuisement de toutes les voies de recours.

"Les citoyens qui hébergeraient une personne en situation illégale ne risquent absolument rien. Prétendre le contraire est un mensonge", a ajouté M. Chastel.

Dimanche, quelque 3.000 citoyens se sont rassemblés autour de la Gare du Nord et du Parc Maximilien pour former une chaîne humaine afin de protester contre les arrestations de migrants annoncées par le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. Elles répondaient à un appel lancé 48 heures plus tôt par la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés.

Le président des Réformateurs estime là encore que les citoyens sont mal informés.

"L'action menée par les citoyens qui hébergent les migrants est noble. Mais ils sont malheureusement mal informés. Leurs gestes de solidarité attirent l'attention des passeurs qui exploitent ces migrants fragilisés en leur laissant espérer qu'ils pourront atteindre via la Belgique un pseudo-eldorado anglais, où des contrôles existent et où ils évolueront dans une zone grise, sans protection sociale et sans statut légal. Le destin promis à ces migrants n'est guère enviable", a-t-il affirmé.

"La Belgique est un Etat de droit", a encore souligné M. Chastel, en rappelant que chaque migrant qui se sent en danger dans son pays peut demander l'asile.

"C'est le rôle d'un Etat d'identifier les personnes qui séjournent sur son territoire. Les personnes qui font le choix de rester en marge de la société, parce qu'en situation illégale ou déboutées de leur demande d'asile, doivent être renvoyées vers leur pays d'origine, dans le respect des conventions internationales", a-t-il ajouté.

Les associations se mobilisent contre le projet du gouvernement

Plusieurs associations ont dénoncé le projet de loi sur les visites domiciliaires du gouvernement fédéral. Certaines d'entre elles ont remis à la Commission de l'Intérieur de la Chambre leur contribution en vue du débat parlementaire de mardi. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés a appelé de son côté ses 31.500 membres à écrire aux députés pour leur demander de ne pas approuver ce texte.

Le texte autorise des visites domiciliaires en vue d'arrêter un étranger en séjour illégal, à certaines conditions, à commencer par l'autorisation d'un juge d'instruction. Le dispositif s'appliquera à des migrants dont les demandes d'asile, de régularisation humanitaire ou médicale ont été rejetées, après la délivrance d'un ordre de quitter le territoire et l'épuisement de toutes les voies de recours.

"Un pas de plus dans la criminalisation des étrangers et des personnes qui les hébergent", ont dénoncé la Ligue des droits de l'homme, la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (Ciré) et le CNCD 11-11-11 dans un communiqué commun.

A leurs yeux, le projet de loi signé par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, et le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, s'apparente à "une forme de pression larvée permanente et intimidante qui vise à dissuader l'hébergement des sans-papiers". "Le message est clair: la solidarité ou la tranquillité, il faut choisir", ajoutent-elles.

Les associations estiment également que le texte contourne le principe de l'inviolabilité du domicile consacré par la Constitution.

Quant au juge d'instruction, il est instrumentalisé pour devenir le bras droit de l'Office des étrangers, sorte de "presse-bouton délivrant des mandats à la demande".

La Plateforme citoyenne, qui depuis plusieurs mois coordonne l'hébergement de migrants chez des citoyens et dans un centre, s'inquiète d'un pas qui est posé dans la direction d'un délit de solidarité envers les étrangers en séjour illégal. "Il n'existe pas de délit de solidarité chez nous et c'est tout à l'honneur de la Belgique. Ce projet de loi est un pas vers la criminalisation de cette solidarité, alors que ce mouvement redonne à Bruxelles l'image d'une capitale de l'humanité et, à notre pays, l'image d'un peuple digne", dit-elle.

"Il n'est nullement question de criminaliser la solidarité, et les citoyens qui hébergent les migrants du Parc Maximilien ne sont pas concernés par ce projet", a-t-il assuré dans un communiqué. La Commission de l'Intérieur de la Chambre examinera demain le projet de loi qui autorise ces visites domiciliaires en vue d'arrêter un étranger en séjour illégal, à certaines conditions, à commencer par l'autorisation d'un juge d'instruction. Le dispositif s'appliquera à des migrants dont les demandes d'asile, de régularisation humanitaire ou médicale ont été rejetées, après la délivrance d'un ordre de quitter le territoire et l'épuisement de toutes les voies de recours. "Les citoyens qui hébergeraient une personne en situation illégale ne risquent absolument rien. Prétendre le contraire est un mensonge", a ajouté M. Chastel. Dimanche, quelque 3.000 citoyens se sont rassemblés autour de la Gare du Nord et du Parc Maximilien pour former une chaîne humaine afin de protester contre les arrestations de migrants annoncées par le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon. Elles répondaient à un appel lancé 48 heures plus tôt par la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés. Le président des Réformateurs estime là encore que les citoyens sont mal informés. "L'action menée par les citoyens qui hébergent les migrants est noble. Mais ils sont malheureusement mal informés. Leurs gestes de solidarité attirent l'attention des passeurs qui exploitent ces migrants fragilisés en leur laissant espérer qu'ils pourront atteindre via la Belgique un pseudo-eldorado anglais, où des contrôles existent et où ils évolueront dans une zone grise, sans protection sociale et sans statut légal. Le destin promis à ces migrants n'est guère enviable", a-t-il affirmé. "La Belgique est un Etat de droit", a encore souligné M. Chastel, en rappelant que chaque migrant qui se sent en danger dans son pays peut demander l'asile. "C'est le rôle d'un Etat d'identifier les personnes qui séjournent sur son territoire. Les personnes qui font le choix de rester en marge de la société, parce qu'en situation illégale ou déboutées de leur demande d'asile, doivent être renvoyées vers leur pays d'origine, dans le respect des conventions internationales", a-t-il ajouté.Plusieurs associations ont dénoncé le projet de loi sur les visites domiciliaires du gouvernement fédéral. Certaines d'entre elles ont remis à la Commission de l'Intérieur de la Chambre leur contribution en vue du débat parlementaire de mardi. La Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés a appelé de son côté ses 31.500 membres à écrire aux députés pour leur demander de ne pas approuver ce texte.Le texte autorise des visites domiciliaires en vue d'arrêter un étranger en séjour illégal, à certaines conditions, à commencer par l'autorisation d'un juge d'instruction. Le dispositif s'appliquera à des migrants dont les demandes d'asile, de régularisation humanitaire ou médicale ont été rejetées, après la délivrance d'un ordre de quitter le territoire et l'épuisement de toutes les voies de recours. "Un pas de plus dans la criminalisation des étrangers et des personnes qui les hébergent", ont dénoncé la Ligue des droits de l'homme, la Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (Ciré) et le CNCD 11-11-11 dans un communiqué commun. A leurs yeux, le projet de loi signé par les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Jan Jambon et Koen Geens, et le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, s'apparente à "une forme de pression larvée permanente et intimidante qui vise à dissuader l'hébergement des sans-papiers". "Le message est clair: la solidarité ou la tranquillité, il faut choisir", ajoutent-elles. Les associations estiment également que le texte contourne le principe de l'inviolabilité du domicile consacré par la Constitution. Quant au juge d'instruction, il est instrumentalisé pour devenir le bras droit de l'Office des étrangers, sorte de "presse-bouton délivrant des mandats à la demande". La Plateforme citoyenne, qui depuis plusieurs mois coordonne l'hébergement de migrants chez des citoyens et dans un centre, s'inquiète d'un pas qui est posé dans la direction d'un délit de solidarité envers les étrangers en séjour illégal. "Il n'existe pas de délit de solidarité chez nous et c'est tout à l'honneur de la Belgique. Ce projet de loi est un pas vers la criminalisation de cette solidarité, alors que ce mouvement redonne à Bruxelles l'image d'une capitale de l'humanité et, à notre pays, l'image d'un peuple digne", dit-elle.