"Nous avons été très clairs, nous n'allons pas les recevoir, ils ne peuvent pas les laisser là-bas, aux frontières, car nous aurions à les refouler, il n'y a pas de possibilité qu'ils soient reçus par le Mexique", a indiqué M. Osorio Chong sur Radio Formula, au lendemain de la visite à Mexico de son homologue américain John Kelly et du secrétaire d'Etat Rex Tillerson. Mardi, les autorités américaines avaient émis des instructions pour expulser les clandestins vers les pays par lesquels ils étaient entrés aux Etats-Unis, sans tenir compte de leur nationalité, précisant qu'il pourrait y avoir des sanctions si les nations concernées - à savoir le Mexique et le Canada - se refusaient à coopérer. "Nous leur avons clairement indiqué que ni nos lois, ni nos procédures, (...) ne pourront le permettre", a-t-il ajouté. En outre, "ils nous ont demandé qu'ils restent ici le temps que leur démarches juridiques soit étudiée là-bas (aux Etats-Unis) (...). Nous n'allons pas mettre en place une antichambre pour ceux qui veulent entrer aux Etats-Unis", a-t-il ajouté. Il y a certes des précédents, a expliqué le ministre, comme dans le cas des 3.500 Haïtiens et Africains qui se trouvent depuis plusieurs mois bloqués à la frontière nord du pays, à Tijuana et Mexicali, et qui sont entrés illégalement au Mexique dans l'espoir d'entrer ensuite légalement aux Etats-Unis. "Ils sont là-bas suite à un pré-accord (avec l'administration Barack Obama) garantissant qu'ils allaient pouvoir entrer aux Etats-Unis, et qui n'est plus en vigueur. Nous sommes en train de voir comment les faire retourner dans leur pays", a expliqué M. Osorio Chong. MM. Kelly et Tillerson ont effectué une visite au Mexique dans le but de faire baisser la tension diplomatique entre les deux pays, provoquée par le style cinglant du nouveau président américain Donald Trump et sa politique migratoire et commerciale. M. Trump a affirmé jeudi que de "très mauvais gars" dont des "chefs de cartels" étaient expulsés des Etats-Unis à un rythme jamais vu, sans qu'aucune information précise ne vienne confirmer ses déclarations. Les autorités mexicaines n'ont pour l'heure signalé aucune expulsion de chef de cartel ou même de narcotrafiquant des Etats-Unis. On estime à environ 200.000 le nombre de migrants, provenant en majorité d'Amérique centrale, qui tentent chaque année de traverser le Mexique pour rejoindre les Etats-Unis. (Belga)

"Nous avons été très clairs, nous n'allons pas les recevoir, ils ne peuvent pas les laisser là-bas, aux frontières, car nous aurions à les refouler, il n'y a pas de possibilité qu'ils soient reçus par le Mexique", a indiqué M. Osorio Chong sur Radio Formula, au lendemain de la visite à Mexico de son homologue américain John Kelly et du secrétaire d'Etat Rex Tillerson. Mardi, les autorités américaines avaient émis des instructions pour expulser les clandestins vers les pays par lesquels ils étaient entrés aux Etats-Unis, sans tenir compte de leur nationalité, précisant qu'il pourrait y avoir des sanctions si les nations concernées - à savoir le Mexique et le Canada - se refusaient à coopérer. "Nous leur avons clairement indiqué que ni nos lois, ni nos procédures, (...) ne pourront le permettre", a-t-il ajouté. En outre, "ils nous ont demandé qu'ils restent ici le temps que leur démarches juridiques soit étudiée là-bas (aux Etats-Unis) (...). Nous n'allons pas mettre en place une antichambre pour ceux qui veulent entrer aux Etats-Unis", a-t-il ajouté. Il y a certes des précédents, a expliqué le ministre, comme dans le cas des 3.500 Haïtiens et Africains qui se trouvent depuis plusieurs mois bloqués à la frontière nord du pays, à Tijuana et Mexicali, et qui sont entrés illégalement au Mexique dans l'espoir d'entrer ensuite légalement aux Etats-Unis. "Ils sont là-bas suite à un pré-accord (avec l'administration Barack Obama) garantissant qu'ils allaient pouvoir entrer aux Etats-Unis, et qui n'est plus en vigueur. Nous sommes en train de voir comment les faire retourner dans leur pays", a expliqué M. Osorio Chong. MM. Kelly et Tillerson ont effectué une visite au Mexique dans le but de faire baisser la tension diplomatique entre les deux pays, provoquée par le style cinglant du nouveau président américain Donald Trump et sa politique migratoire et commerciale. M. Trump a affirmé jeudi que de "très mauvais gars" dont des "chefs de cartels" étaient expulsés des Etats-Unis à un rythme jamais vu, sans qu'aucune information précise ne vienne confirmer ses déclarations. Les autorités mexicaines n'ont pour l'heure signalé aucune expulsion de chef de cartel ou même de narcotrafiquant des Etats-Unis. On estime à environ 200.000 le nombre de migrants, provenant en majorité d'Amérique centrale, qui tentent chaque année de traverser le Mexique pour rejoindre les Etats-Unis. (Belga)