"De nombreuses organisations humanitaires ont exprimé leur inquiétude profonde sur l'accord UE-Turquie", a remarqué la reine Rania après avoir visité pendant une heure le camp ouvert de Kara Tepe. Celui-ci héberge 850 migrants et réfugiés, dont 500 arrivés depuis le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord qui prévoit le renvoi général en Turquie des nouveaux arrivants. Ces personnes, initialement placées dans le camp de rétention de Moria mais jugées trop vulnérables pour demeurer dans ce camp fermé, sont désormais accueillies à Kara Tepe. La reine de Jordanie a remarqué que cet accord allait sans doute pousser les réfugiés à chercher "des routes plus dangereuses". "C'est crucial pour nous de trouver des routes légales alternatives, plus sûres et efficaces, et des solutions durables à long terme pour les réfugiés qui veulent gagner l'Europe ou des régions plus sûres", a souligné la reine Rania. "Cette crise exceptionnelle demande une réponse exceptionnelle (...) c'est une tragédie humaine (...), ce n'est pas une question d'accords et de frontières, a-t-elle lancé lors d'un point de presse aux médias. Elle a rappelé que cette crise ne concernait "pas seulement un pays" et elle a remercié la Grèce d'avoir montré "ce soutien remarquable aux réfugiés" malgré la crise financière qu'elle traverse. (Belga)

"De nombreuses organisations humanitaires ont exprimé leur inquiétude profonde sur l'accord UE-Turquie", a remarqué la reine Rania après avoir visité pendant une heure le camp ouvert de Kara Tepe. Celui-ci héberge 850 migrants et réfugiés, dont 500 arrivés depuis le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord qui prévoit le renvoi général en Turquie des nouveaux arrivants. Ces personnes, initialement placées dans le camp de rétention de Moria mais jugées trop vulnérables pour demeurer dans ce camp fermé, sont désormais accueillies à Kara Tepe. La reine de Jordanie a remarqué que cet accord allait sans doute pousser les réfugiés à chercher "des routes plus dangereuses". "C'est crucial pour nous de trouver des routes légales alternatives, plus sûres et efficaces, et des solutions durables à long terme pour les réfugiés qui veulent gagner l'Europe ou des régions plus sûres", a souligné la reine Rania. "Cette crise exceptionnelle demande une réponse exceptionnelle (...) c'est une tragédie humaine (...), ce n'est pas une question d'accords et de frontières, a-t-elle lancé lors d'un point de presse aux médias. Elle a rappelé que cette crise ne concernait "pas seulement un pays" et elle a remercié la Grèce d'avoir montré "ce soutien remarquable aux réfugiés" malgré la crise financière qu'elle traverse. (Belga)