"Cette fois-ci nous avons évité l'escalade. Dans le futur, nous allons saisir les bateaux de ces ONG qui ne respectent pas la souveraineté libyenne", a mis en garde le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne. M. Kacem a rappelé l'annonce en août de la création au large de la Libye d'une zone dite de recherche et de sauvetage (SAR), que la marine libyenne interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier à ceux des ONG humanitaires. Mercredi matin, les gardes-côtes libyens ont abordé le navire de l'ONG allemande "Mission Lifeline", qui venait de secourir 52 personnes pour sa première opération dans cette zone. "Vous n'êtes pas les bienvenus ici", a hurlé un garde-côte selon des images filmées par l'ONG, où l'on entend un coup de feu probablement tiré en l'air. "Ils nous ont menacés en nous demandant de leur remettre les personnes, ce que nous avons refusé", a expliqué le président de l'ONG, Axel Steier. "C'est un réel acte de piraterie car ils sont montés sur notre bateau sans aucune autorisation". Tout en fustigeant de nouveau les "campagnes de dénigrement conduites par les ONG contre la marine libyenne", le général Kacem affirme que le bateau a tenté de fuir avec un garde-côtes libyen à son bord. "Notre patrouille a tiré en l'air pour obliger le bateau de l'ONG à s'arrêter. Ces ONG doivent respecter notre autorité et notre souveraineté. Notre patience est à bout", a-t-il encore soutenu. Les gardes-côtes libyens tentent d'accroître leur contrôle au large de leurs côtes, en collaboration avec leurs homologues italiens, après des années de laisser-aller. Si les départs de migrants depuis la Libye ont fortement baissé depuis juillet, ils restent encore fréquents: mardi, les gardes-côtes italiens ont coordonné le secours de plus de 1.100 migrants désormais attendus en Italie. Cette année, plus de 103.600 migrants sont arrivés en Italie, soit 20% de moins que l'an dernier sur la même période, selon le ministère italien de l'Intérieur. Toujours en 2017, 16.567 autres migrants ont été secourus ou interceptés par les gardes-côtes libyens, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui fait état de 2.470 morts ou disparus en Méditerranée durant la même période. (Belga)

"Cette fois-ci nous avons évité l'escalade. Dans le futur, nous allons saisir les bateaux de ces ONG qui ne respectent pas la souveraineté libyenne", a mis en garde le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne. M. Kacem a rappelé l'annonce en août de la création au large de la Libye d'une zone dite de recherche et de sauvetage (SAR), que la marine libyenne interdit sauf autorisation aux navires étrangers, en particulier à ceux des ONG humanitaires. Mercredi matin, les gardes-côtes libyens ont abordé le navire de l'ONG allemande "Mission Lifeline", qui venait de secourir 52 personnes pour sa première opération dans cette zone. "Vous n'êtes pas les bienvenus ici", a hurlé un garde-côte selon des images filmées par l'ONG, où l'on entend un coup de feu probablement tiré en l'air. "Ils nous ont menacés en nous demandant de leur remettre les personnes, ce que nous avons refusé", a expliqué le président de l'ONG, Axel Steier. "C'est un réel acte de piraterie car ils sont montés sur notre bateau sans aucune autorisation". Tout en fustigeant de nouveau les "campagnes de dénigrement conduites par les ONG contre la marine libyenne", le général Kacem affirme que le bateau a tenté de fuir avec un garde-côtes libyen à son bord. "Notre patrouille a tiré en l'air pour obliger le bateau de l'ONG à s'arrêter. Ces ONG doivent respecter notre autorité et notre souveraineté. Notre patience est à bout", a-t-il encore soutenu. Les gardes-côtes libyens tentent d'accroître leur contrôle au large de leurs côtes, en collaboration avec leurs homologues italiens, après des années de laisser-aller. Si les départs de migrants depuis la Libye ont fortement baissé depuis juillet, ils restent encore fréquents: mardi, les gardes-côtes italiens ont coordonné le secours de plus de 1.100 migrants désormais attendus en Italie. Cette année, plus de 103.600 migrants sont arrivés en Italie, soit 20% de moins que l'an dernier sur la même période, selon le ministère italien de l'Intérieur. Toujours en 2017, 16.567 autres migrants ont été secourus ou interceptés par les gardes-côtes libyens, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui fait état de 2.470 morts ou disparus en Méditerranée durant la même période. (Belga)