L'obligation juridique de relocalisation qui incombe aux États membres ne prend pas fin en septembre, mais les décisions prises en 2015 par le Conseil de l'UE en la matière s'appliquent à toutes les personnes admissibles qui arriveront en Grèce ou en Italie jusqu'au 26 septembre 2017. Les Etats membres n'ont atteint que 28,7% de l'objectif fixé pour cette date (160.000). "Deux ans après l'accord sur ce programme, il apparaît que la plupart des Etats membres de l'UE ont abandonné les réfugiés et les demandeurs d'asile, en fuyant leurs responsabilités et en laissant des milliers de personnes à leur sort en Italie et en Grèce", déclare Iverna McGowan, directrice du Bureau européen d'Amnesty International. "Il faut que les pays de l'UE fassent un pas en avant et respectent les promesses qu'ils ont faites, sans quoi la Cour européenne risque d'être saisie et de leur infliger de lourdes sanctions." La Commission européenne a d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises qu'elle "n'hésitera pas à faire usage des pouvoirs que lui confèrent les traités à l'égard de ceux qui auront manqué aux obligations découlant des décisions du Conseil". Les pays les plus en infraction en septembre sont ceux du groupe de Visegrad. La Pologne et la Hongrie ont refusé d'accueillir ne serait-ce qu'un demandeur d'asile, allant même jusqu'à intenter un recours - depuis lors débouté - contre le mécanisme. La Slovaquie n'a accepté que 16 des 902 demandeurs d'asile qui lui avaient été attribués et la République tchèque, seulement 12 sur 2.691. Malte est le seul pays de l'UE à avoir accueilli toutes les personnes qu'il s'était engagé à relocaliser. La Norvège et le Lichtenstein - qui participent volontairement au programme - ont eux aussi atteint l'objectif fixé. La Finlande (94%) et l'Irlande (76,5%) sont également en bonne voie. Amnesty International appelle les Etats européens à redoubler d'efforts pour atteindre leurs quotas, mais aussi à accueillir par d'autres voies des personnes ayant besoin d'une protection, notamment en leur accordant des visas de travail et en accélérant les procédures de regroupement familial. "Toutes les personnes qui arrivent en Grèce ou en Italie avant la date limite sont en droit de bénéficier du programme de relocalisation", rappelle Amnesty. "Outre le fait de leur permettre de continue leur vie dignement et sans risque, les inclure dans le programme atténuerait la pression dans les îles grecques et améliorerait les conditions sur places", conclut Iverna McGowan. (Belga)

L'obligation juridique de relocalisation qui incombe aux États membres ne prend pas fin en septembre, mais les décisions prises en 2015 par le Conseil de l'UE en la matière s'appliquent à toutes les personnes admissibles qui arriveront en Grèce ou en Italie jusqu'au 26 septembre 2017. Les Etats membres n'ont atteint que 28,7% de l'objectif fixé pour cette date (160.000). "Deux ans après l'accord sur ce programme, il apparaît que la plupart des Etats membres de l'UE ont abandonné les réfugiés et les demandeurs d'asile, en fuyant leurs responsabilités et en laissant des milliers de personnes à leur sort en Italie et en Grèce", déclare Iverna McGowan, directrice du Bureau européen d'Amnesty International. "Il faut que les pays de l'UE fassent un pas en avant et respectent les promesses qu'ils ont faites, sans quoi la Cour européenne risque d'être saisie et de leur infliger de lourdes sanctions." La Commission européenne a d'ailleurs rappelé à plusieurs reprises qu'elle "n'hésitera pas à faire usage des pouvoirs que lui confèrent les traités à l'égard de ceux qui auront manqué aux obligations découlant des décisions du Conseil". Les pays les plus en infraction en septembre sont ceux du groupe de Visegrad. La Pologne et la Hongrie ont refusé d'accueillir ne serait-ce qu'un demandeur d'asile, allant même jusqu'à intenter un recours - depuis lors débouté - contre le mécanisme. La Slovaquie n'a accepté que 16 des 902 demandeurs d'asile qui lui avaient été attribués et la République tchèque, seulement 12 sur 2.691. Malte est le seul pays de l'UE à avoir accueilli toutes les personnes qu'il s'était engagé à relocaliser. La Norvège et le Lichtenstein - qui participent volontairement au programme - ont eux aussi atteint l'objectif fixé. La Finlande (94%) et l'Irlande (76,5%) sont également en bonne voie. Amnesty International appelle les Etats européens à redoubler d'efforts pour atteindre leurs quotas, mais aussi à accueillir par d'autres voies des personnes ayant besoin d'une protection, notamment en leur accordant des visas de travail et en accélérant les procédures de regroupement familial. "Toutes les personnes qui arrivent en Grèce ou en Italie avant la date limite sont en droit de bénéficier du programme de relocalisation", rappelle Amnesty. "Outre le fait de leur permettre de continue leur vie dignement et sans risque, les inclure dans le programme atténuerait la pression dans les îles grecques et améliorerait les conditions sur places", conclut Iverna McGowan. (Belga)