Alors qu'environ 1.200 hommes, femmes et enfants cherchant l'asile en Australie ont été transférés de force dans des nations du pacifiques, ils y souffrent "d'abus, traitements inhumains et négligences", rapportent mercredi Human Rights Watch et Amnesty International. "L'absence de réponse du gouvernement australien pour répondre à ces graves abus semble être une politique délibérée pour décourager les demandeurs d'asile à rejoindre le pays par bateau", assène le rapport. Ces migrants, dont certains sont en détention depuis trois ans, sont négligés par les services commissionnés par le gouvernement australien, via la société Broadspectrum, et sont fréquemment attaqués par les résidents locaux. La politique australienne d'exil des migrants arrivant par bateau est "cruelle à l'extrême", décrit Anna Neistat, qui a mené l'enquête sur l'île de Nauru pour Amnesty International. Quelque 80 migrants ont été interrogés. Selon les ONG, Nauru est de mèche avec le gouvernement australien car Canberra verse de larges sommes à cette petite république insulaire pour abriter ses centres de détention. Un porte-parole du gouvernement australien, cité par la BBC, a indiqué ne pas avoir reçu les informations des ONG d'avance et encouragé les auteurs du rapport à informer le gouvernement avant de diffuser de telles allégations. (Belga)

Alors qu'environ 1.200 hommes, femmes et enfants cherchant l'asile en Australie ont été transférés de force dans des nations du pacifiques, ils y souffrent "d'abus, traitements inhumains et négligences", rapportent mercredi Human Rights Watch et Amnesty International. "L'absence de réponse du gouvernement australien pour répondre à ces graves abus semble être une politique délibérée pour décourager les demandeurs d'asile à rejoindre le pays par bateau", assène le rapport. Ces migrants, dont certains sont en détention depuis trois ans, sont négligés par les services commissionnés par le gouvernement australien, via la société Broadspectrum, et sont fréquemment attaqués par les résidents locaux. La politique australienne d'exil des migrants arrivant par bateau est "cruelle à l'extrême", décrit Anna Neistat, qui a mené l'enquête sur l'île de Nauru pour Amnesty International. Quelque 80 migrants ont été interrogés. Selon les ONG, Nauru est de mèche avec le gouvernement australien car Canberra verse de larges sommes à cette petite république insulaire pour abriter ses centres de détention. Un porte-parole du gouvernement australien, cité par la BBC, a indiqué ne pas avoir reçu les informations des ONG d'avance et encouragé les auteurs du rapport à informer le gouvernement avant de diffuser de telles allégations. (Belga)