Depuis trois jours, les Pakistanais de Moria ainsi que du hotspot de Samos, une île plus au sud en mer Egée, réclament chaque jour "l'ouverture des frontières" et déplorent leur probable renvoi en Turquie. L'un de ces Pakistanais de Moria s'est évanoui et a dû être transféré par Médecins du Monde dans le dispensaire de cette ONG dans le hotspot. "On nous a dit de déposer une demande d'asile et que si nous ne le faisons pas, nous serons renvoyés en Turquie mais nous ne voulons pas rester en Grèce, nous voulons aller en Allemagne", explique Ali, un Pakistanais détenu à Samos depuis deux semaines. Malgré l'accord UE-Turquie visant à endiguer le flux migratoire vers l'Europe, environ 7.200 migrants et réfugiés sont arrivés sur les îles grecques et sont depuis détenus dans des centres fermés, selon des chiffres officiels. Selon cet accord, des migrants qui ne font pas de demande d'asile en Grèce ou ceux dont la demande d'asile a été rejetée seront renvoyés en Turquie. En échange, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, un autre sera "réinstallé" dans un pays européen dans la limite de 72.000 places. Le premier renvoi lundi de 202 migrants effectué en Turquie depuis les îles de Lesbos et Chios a provoqué une vague de demandes d'asile de migrants détenus et les autorités grecques ont été contraints de reporter pour le moment ces renvois pour pouvoir examiner au cas par cas les demandées déposées. (Belga)

Depuis trois jours, les Pakistanais de Moria ainsi que du hotspot de Samos, une île plus au sud en mer Egée, réclament chaque jour "l'ouverture des frontières" et déplorent leur probable renvoi en Turquie. L'un de ces Pakistanais de Moria s'est évanoui et a dû être transféré par Médecins du Monde dans le dispensaire de cette ONG dans le hotspot. "On nous a dit de déposer une demande d'asile et que si nous ne le faisons pas, nous serons renvoyés en Turquie mais nous ne voulons pas rester en Grèce, nous voulons aller en Allemagne", explique Ali, un Pakistanais détenu à Samos depuis deux semaines. Malgré l'accord UE-Turquie visant à endiguer le flux migratoire vers l'Europe, environ 7.200 migrants et réfugiés sont arrivés sur les îles grecques et sont depuis détenus dans des centres fermés, selon des chiffres officiels. Selon cet accord, des migrants qui ne font pas de demande d'asile en Grèce ou ceux dont la demande d'asile a été rejetée seront renvoyés en Turquie. En échange, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, un autre sera "réinstallé" dans un pays européen dans la limite de 72.000 places. Le premier renvoi lundi de 202 migrants effectué en Turquie depuis les îles de Lesbos et Chios a provoqué une vague de demandes d'asile de migrants détenus et les autorités grecques ont été contraints de reporter pour le moment ces renvois pour pouvoir examiner au cas par cas les demandées déposées. (Belga)