La remise en liberté de M. Caro est intervenue alors que Michelle Bachelet, Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, doit effectuer de mercredi à vendredi une visite très attendue au Venezuela au moment où le pays connaît une grave crise politique et socio-économique. Mme Bachelet doit notamment rencontrer le président vénézuélien Nicolas Maduro et l'opposant Juan Guaido, qui s'est proclamé en janvier président par intérim et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis. L'Assemblée nationale, seule institution vénézuélienne où l'opposition est majoritaire, a annoncé sur Twitter la libération de M. Caro. "Le député Gilbert Caro n'aurait jamais dû être détenu. Aujourd'hui il est sorti de derrière les barreaux, mais de même que tous les Vénézuéliens il n'a pas encore de liberté", a déclaré l'Assemblée, qui considère comme illégitime le président Maduro. M. Caro, 45 ans, membre du parti Voluntad Popular (Volonté populaire) de M. Guaido a été arrêté le 26 avril sans que le motif de son arrestation ne soit connu. Il avait auparavant été détenu entre janvier 2017 et début juin 2018 sous l'accusation de trahison de la patrie et de vol d'armes appartenant à l'armée, mais n'avait jamais été condamné. (Belga)