"Cette décision frauduleuse est nulle, cette Constituante est nulle", s'est exclamé Freddy Guevara, le vice-président du Parlement, lors d'une conférence de presse organisée avant le début de la session, à la mi-journée. Elue fin juillet dans le sang et contestée par une grande partie de la communauté internationale, la Constituante - assemblée de 545 membres tous issus du chavisme, le courant au pouvoir - s'est attribuée l'essentiel des pouvoirs du Parlement. Son initiative marque un nouvel épisode dans la grave crise politique secouant le Venezuela, où les manifestations exigeant le départ du chef de l'Etat élu en 2013, sur fond de naufrage économique, ont fait 125 morts depuis le 1er avril. Vendredi, l'Assemblée constituante s'est arrogée les pouvoirs du Parlement. Elle a annoncé par un décret officiel avoir décidé "d'assumer le pouvoir de légiférer sur les sujets visant directement à garantir la préservation de la paix, la sécurité, la souveraineté, le système socio-économique et financier, les biens de l'Etat et la primauté des droits des Vénézuéliens". Selon Freddy Guevara, une figure de l'opposition, le principal objectif de la Constituante est d'approuver des contrats et d'obtenir des fonds de l'étranger, cruciaux pour ce pays pétrolier qui tire 96% de ses devises de l'exportation de pétrole. "Nous n'avaliserons aucun contrat qui viole la Constitution", a prévenu M. Guevara. Mais la Cour suprême du pays (TSJ), accusée de servir les intérêts du pouvoir, annule toutes les décisions prises par le Parlement. La séance de samedi s'est ouverte en présence de représentants du corps diplomatique en poste au Venezuela, invités par les députés d'opposition. Des diplomates de l'Union européenne, d'Espagne ou encore de France étaient présents. (Belga)

"Cette décision frauduleuse est nulle, cette Constituante est nulle", s'est exclamé Freddy Guevara, le vice-président du Parlement, lors d'une conférence de presse organisée avant le début de la session, à la mi-journée. Elue fin juillet dans le sang et contestée par une grande partie de la communauté internationale, la Constituante - assemblée de 545 membres tous issus du chavisme, le courant au pouvoir - s'est attribuée l'essentiel des pouvoirs du Parlement. Son initiative marque un nouvel épisode dans la grave crise politique secouant le Venezuela, où les manifestations exigeant le départ du chef de l'Etat élu en 2013, sur fond de naufrage économique, ont fait 125 morts depuis le 1er avril. Vendredi, l'Assemblée constituante s'est arrogée les pouvoirs du Parlement. Elle a annoncé par un décret officiel avoir décidé "d'assumer le pouvoir de légiférer sur les sujets visant directement à garantir la préservation de la paix, la sécurité, la souveraineté, le système socio-économique et financier, les biens de l'Etat et la primauté des droits des Vénézuéliens". Selon Freddy Guevara, une figure de l'opposition, le principal objectif de la Constituante est d'approuver des contrats et d'obtenir des fonds de l'étranger, cruciaux pour ce pays pétrolier qui tire 96% de ses devises de l'exportation de pétrole. "Nous n'avaliserons aucun contrat qui viole la Constitution", a prévenu M. Guevara. Mais la Cour suprême du pays (TSJ), accusée de servir les intérêts du pouvoir, annule toutes les décisions prises par le Parlement. La séance de samedi s'est ouverte en présence de représentants du corps diplomatique en poste au Venezuela, invités par les députés d'opposition. Des diplomates de l'Union européenne, d'Espagne ou encore de France étaient présents. (Belga)