"Il n'y a aucune confiance" au sein du régime, a affirmé M. Guaido, reconnu comme président légitime du Venezuela par une cinquantaine de pays, qui a appelé à des manifestations samedi devant les casernes pour demander aux militaires de lâcher M. Maduro. "Je veux lancer un appel à ces soldats", a affirmé l'opposant. "Qu'ils comparent la réponse du peuple vénézuélien (...) à ceux qui s'enferment et se cachent entre quatre murs, qui font passer tout le haut commandement au détecteur de mensonges", a-t-il poursuivi pendant un discours devant des travailleurs pétroliers. Nicolas Maduro a lancé une chasse aux "traîtres" dès mardi soir, lorsqu'il a affirmé avoir déjoué l'"escarmouche putschiste" entreprise par un groupe de militaires entrés en rébellion pour rejoindre Juan Guaido. Cette tentative de soulèvement mardi s'est dégonflée au cours de la journée. Quelque 25 militaires rebelles ont demandé l'asile à l'ambassade du Brésil à Caracas. Puis Leopoldo Lopez, une des figures de l'opposition qui était assigné à résidence depuis 2017 et était apparu aux côtés de M. Guaido et des soldats insurgés, s'est réfugié dans l'ambassade d'Espagne. Juan Guaido a appelé les Vénézuéliens à marcher "en paix" vers les principales installations militaires du pays pour exhorter l'armée à cesser son soutien jusqu'à présent sans faille à Nicolas Maduro, qu'il qualifie de "dictateur". (Belga)