"Nous allons avoir des critères différents, car ils existent dans tous les pays, mais je lui ai dit qu'elle pouvait compter sur moi, en tant que président, pour examiner avec sérieux ses suggestions, ses recommandations, ses propositions", a dit M. Maduro dans une allocution à la télévision, après son entretien de près de deux heures avec Michelle Bachelet au palais présidentiel de Miraflores. Plus tôt dans la journée, Mme Bachelet s'est également entretenue avec le chef de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis. Selon Juan Guaido, l'ancienne présidente du Chili, qui doit publier un rapport sur le Venezuela, compte plaider "pour la libération des prisonniers politiques" vénézuéliens. Selon l'ONG de défense des droits humains Foro Penal, près de 700 personnes sont détenues pour des "motifs politiques" au Venezuela. Le gouvernement de Nicolas Maduro récuse l'existence de "prisonniers politiques". Michelle Bachelet devait s'exprimer devant la presse dans la soirée depuis l'aéroport de Caracas, avant de quitter le Venezuela. (Belga)