Dans un bref moment de tension, les forces de l'ordre ont dispersé à coups de gaz lacrymogène des partisans de l'opposition qui cherchaient à se rassembler dans plusieurs points de l'ouest de Caracas, un bastion du gouvernement, ont constaté des journalistes de l'AFP Le chef du Parlement, Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, avait appelé ses partisans à "transformer l'indignation en mobilisation". Dans l'après-midi, il a participé à plusieurs rassemblements dans l'Etat de Miranda, au sud-ouest de Caracas. "Ne laissons pas le régime se moquer de nous en nous soumettant aux ténèbres, à l'anormalité. Avec force, avec courage, je vous demande (...) de vous préparer pour la cessation définitive de l'usurpation" du pouvoir par Nicolas Maduro, a-t-il lancé devant des centaines de sympathisants. Une coupure de courant dans la capitale Caracas et 20 Etats sur 23, comme celles qui ont paralysé le pays du 7 au 14 mars, puis du 25 au 28 mars, prive de nouveau les habitants d'approvisionnement en eau, de transports publics, de téléphone, d'internet. Le président Maduro, qui accuse l'opposition d'orchestrer des "attaques" contre la principale centrale électrique du pays avec le soutien des Etats-Unis, avait pour sa part appelé à une "grande mobilisation" samedi pour "dire non au terrorisme impérial". L'opposition et des experts du secteur estiment que les coupures de courant sont dues au manque d'investissements dans les infrastructures. Outre les coupures d'électricité, le Venezuela souffre de graves pénuries de toutes sortes. Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé une distribution d'aide d'urgence dans "15 jours" à destination de 650.000 personnes. Les Etats-Unis ont immédiatement "salué" l'annonce du CICR et se sont dit prêts à envoyer de l'assistance par le biais de l'organisation internationale. Parallèlement, un avion en provenance de Chine chargé de médicaments et de matériel médical est arrivé vendredi à Caracas. La Chine fait partie des alliés du pouvoir chaviste avec la Russie, qui a envoyé une mission militaire à Caracas. Washington a qualifié l'arrivée de cette mission russe de "provocation", mais Moscou a une nouvelle fois "recommandé" samedi aux Etats-unis de cesser de "menacer" le Venezuela. (Belga)

Dans un bref moment de tension, les forces de l'ordre ont dispersé à coups de gaz lacrymogène des partisans de l'opposition qui cherchaient à se rassembler dans plusieurs points de l'ouest de Caracas, un bastion du gouvernement, ont constaté des journalistes de l'AFP Le chef du Parlement, Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, avait appelé ses partisans à "transformer l'indignation en mobilisation". Dans l'après-midi, il a participé à plusieurs rassemblements dans l'Etat de Miranda, au sud-ouest de Caracas. "Ne laissons pas le régime se moquer de nous en nous soumettant aux ténèbres, à l'anormalité. Avec force, avec courage, je vous demande (...) de vous préparer pour la cessation définitive de l'usurpation" du pouvoir par Nicolas Maduro, a-t-il lancé devant des centaines de sympathisants. Une coupure de courant dans la capitale Caracas et 20 Etats sur 23, comme celles qui ont paralysé le pays du 7 au 14 mars, puis du 25 au 28 mars, prive de nouveau les habitants d'approvisionnement en eau, de transports publics, de téléphone, d'internet. Le président Maduro, qui accuse l'opposition d'orchestrer des "attaques" contre la principale centrale électrique du pays avec le soutien des Etats-Unis, avait pour sa part appelé à une "grande mobilisation" samedi pour "dire non au terrorisme impérial". L'opposition et des experts du secteur estiment que les coupures de courant sont dues au manque d'investissements dans les infrastructures. Outre les coupures d'électricité, le Venezuela souffre de graves pénuries de toutes sortes. Vendredi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé une distribution d'aide d'urgence dans "15 jours" à destination de 650.000 personnes. Les Etats-Unis ont immédiatement "salué" l'annonce du CICR et se sont dit prêts à envoyer de l'assistance par le biais de l'organisation internationale. Parallèlement, un avion en provenance de Chine chargé de médicaments et de matériel médical est arrivé vendredi à Caracas. La Chine fait partie des alliés du pouvoir chaviste avec la Russie, qui a envoyé une mission militaire à Caracas. Washington a qualifié l'arrivée de cette mission russe de "provocation", mais Moscou a une nouvelle fois "recommandé" samedi aux Etats-unis de cesser de "menacer" le Venezuela. (Belga)