Les soldats vénézuéliens ont franchi la frontière mardi et pénétré sur environ 200 mètres en territoire colombien à San Faustino, dans le département du Norte de Santander, a dénoncé le ministère colombien des Affaires étrangères dans un communiqué. "Les militaires ont été identifiés par les habitants comme appartenant aux forces armées bolivariennes, au service du régime de (Nicolas) Maduro, et son restés environ 20 minutes" en Colombie, ajoute le texte. Les soldats ont rebroussé chemin à l'arrivée d'un hélicoptère colombien envoyé pour "répondre aux appels de la communauté dénonçant ces actes d'intimidation". "Il y a une escalade de déclarations qui pourrait se terminer en escalade militaire à la frontière des forces criminelles de Colombie contre le Venezuela", a réagi le président vénézuélien Nicolas Maduro. "Tout cela fait partie du plan misérable d'Ivan Duque (le président colombien, NDLR) qui, entraîné par le gouvernement de Donald Trump, met la Colombie à son service pour une agression contre ses frères du Venezuela", a-t-il ajouté. Les forces armées "sont prêtes à défendre le territoire sacré du Venezuela en toute circonstance, n'importe quand", a-t-il averti, en décrétant "l'alerte maximale" à la frontière. Bien que la Colombie et le Venezuela aient une frontière commune de 2.200 km, où pullulent les gangs criminels et la guérilla de l'ELN (Armée de libération nationale), le gouvernement d'Ivan Duque, au pouvoir depuis août dernier, n'entretient aucune relation diplomatique avec Caracas. La Colombie fait partie de la cinquantaine de pays à avoir reconnu le chef de fille de l'opposition Juan Guaido président par intérim du Venezuela. (Belga)