"Quand on se rend compte qu'il n'y a pas de solution, on découvre que l'alternative militaire - on en pense ce qu'on en pense, on la condamne ou on la soutient - peut finir par être inévitable pour le gouvernement des Etats-Unis", a déclaré Ramón Muchacho depuis son exil au Etats-Unis, lors d'une interview sur CNN. M. Muchacho a fui le Venezuela après avoir été condamné, le 8 août, à 15 mois de prison par le Tribunal suprême de la justice (Cour suprême) pour ne pas avoir empêché des blocages de rues durant les manifestations contre le président socialiste Nicolas Maduro, qui ont fait quelque 125 morts depuis avril. L'opposant politique a affirmé qu'en considérant l'"option militaire" face à la crise politique au Venezuela, Donald Trump a compromis les chances de meilleures alternatives proposées par les gouvernements de la région. Selon Muchacho, les "opinions" de la CIA ou du Département d'Etat américain prouvent que pour les Etats-Unis, la situation au Venezuela est devenu un danger. "Que disent-ils ? L'Iran est là, la Russie est là, Hezbollah est là, le terrorisme est là, (au) Venezuela (...). Comme la situation est présentée par les Etats-Unis, qui affirme que le Venezuela est un danger, et en effet c'en est un, il est possible qu'il n'y ait plus d'autres alternatives" que l'intervention militaire, a-t-il ajouté. Vendredi, Donald Trump assurait que les Etats-Unis analysaient de "nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire". Pour M. Muchacho, depuis l'élection controversée de la puissante Assemblée constituante au Venezuela, voulue par le président socialiste et composée uniquement de membres chavistes, "il n'y a pas de possibilités d'une issue démocratique au Venezuela". En plus de M. Muchacho, d'autres maires ont également été condamnés par le TSJ (accusé par l'opposition d'être inféodé au gouvernement) pour les mêmes motifs. (Belga)

"Quand on se rend compte qu'il n'y a pas de solution, on découvre que l'alternative militaire - on en pense ce qu'on en pense, on la condamne ou on la soutient - peut finir par être inévitable pour le gouvernement des Etats-Unis", a déclaré Ramón Muchacho depuis son exil au Etats-Unis, lors d'une interview sur CNN. M. Muchacho a fui le Venezuela après avoir été condamné, le 8 août, à 15 mois de prison par le Tribunal suprême de la justice (Cour suprême) pour ne pas avoir empêché des blocages de rues durant les manifestations contre le président socialiste Nicolas Maduro, qui ont fait quelque 125 morts depuis avril. L'opposant politique a affirmé qu'en considérant l'"option militaire" face à la crise politique au Venezuela, Donald Trump a compromis les chances de meilleures alternatives proposées par les gouvernements de la région. Selon Muchacho, les "opinions" de la CIA ou du Département d'Etat américain prouvent que pour les Etats-Unis, la situation au Venezuela est devenu un danger. "Que disent-ils ? L'Iran est là, la Russie est là, Hezbollah est là, le terrorisme est là, (au) Venezuela (...). Comme la situation est présentée par les Etats-Unis, qui affirme que le Venezuela est un danger, et en effet c'en est un, il est possible qu'il n'y ait plus d'autres alternatives" que l'intervention militaire, a-t-il ajouté. Vendredi, Donald Trump assurait que les Etats-Unis analysaient de "nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire". Pour M. Muchacho, depuis l'élection controversée de la puissante Assemblée constituante au Venezuela, voulue par le président socialiste et composée uniquement de membres chavistes, "il n'y a pas de possibilités d'une issue démocratique au Venezuela". En plus de M. Muchacho, d'autres maires ont également été condamnés par le TSJ (accusé par l'opposition d'être inféodé au gouvernement) pour les mêmes motifs. (Belga)