"Toutes mesures mettant en risque la liberté de Juan Guaidó, sa sécurité ou l'intégrité personnelle serait une escalade majeure des tensions et rencontrerait la condamnation ferme de la communauté internationale", a commenté la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. "Les membres de l'Assemblée nationale jouissent de l'immunité, en vertu de la Constitution, qui doit être pleinement respectée", a ajouté la Haute représentante au nom des Etats membres samedi. Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, pourrait regagner Caracas lundi après avoir été reçu comme un chef d'Etat en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur: son retour met au défi le président Maduro de l'arrêter, au risque de provoquer de fortes réactions internationales, ou de le laisser tranquillement éroder son autorité. Soutenu par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, Guaido a promis de rentrer "malgré les menaces" pour suivre sa stratégie et conduire, comme il l'a expliqué, un gouvernement de transition jusqu'à la tenue d'élections "libres". L'UE demande une solution politique à la crise sous forme de scrutin. (Belga)

"Toutes mesures mettant en risque la liberté de Juan Guaidó, sa sécurité ou l'intégrité personnelle serait une escalade majeure des tensions et rencontrerait la condamnation ferme de la communauté internationale", a commenté la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. "Les membres de l'Assemblée nationale jouissent de l'immunité, en vertu de la Constitution, qui doit être pleinement respectée", a ajouté la Haute représentante au nom des Etats membres samedi. Juan Guaido, autoproclamé président par intérim, pourrait regagner Caracas lundi après avoir été reçu comme un chef d'Etat en Colombie, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur: son retour met au défi le président Maduro de l'arrêter, au risque de provoquer de fortes réactions internationales, ou de le laisser tranquillement éroder son autorité. Soutenu par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, Guaido a promis de rentrer "malgré les menaces" pour suivre sa stratégie et conduire, comme il l'a expliqué, un gouvernement de transition jusqu'à la tenue d'élections "libres". L'UE demande une solution politique à la crise sous forme de scrutin. (Belga)