"Le journaliste a été sérieusement battu et il est affamé", a indiqué Iwacu sur son site internet, citant des "informations persistantes". Jean Bigirimana, qui travaille pour ce média ainsi que pour l'agence Info Grands Lacs, a disparu le 22 juillet dernier. Selon Iwacu, il serait enfermé dans une cellule du SNR à Muramvya (centre), à 50 kilomètres à l'est de Bujumbura. La dernière trace du journaliste se perdait à Bugarama, à quelques dizaines de kilomètres de Muramvya. Le directeur du groupe de presse, Antoine Kaburahe, a demandé l'intervention rapide du président de la Commission nationale indépendante des droits de l'Homme (CNIDH) "avant qu'il ne soit trop tard". "J'invite le CNIDH à effectuer ce mercredi une descente aux cachots du SNR à Muramvya, pour sauver le journaliste, c'est une question d'heures", a déclaré M. Kaburahe. Il a également invité toutes les organisations qui luttent pour les droits de l'homme et la liberté d'expression à se mobiliser. "Une vie est en jeu", a-t-il souligné. Reporters sans Frontières a pour sa part indiqué que Jean Bigirimana "est actuellement détenu au secret à Bujumbura". "Une source fiable a informé Reporters sans frontières qu'il est vivant, alors que sa famille craignait déjà qu'il ait été assassiné", a précisé l'organisation de défense des journalistes. Un autre journaliste burundais, Boaz Ntaconayigize, a été poignardé lundi soir à Kampala, la capitale ougandaise, où il est exilé en raison de la crise qui frappe son pays. (Belga)

"Le journaliste a été sérieusement battu et il est affamé", a indiqué Iwacu sur son site internet, citant des "informations persistantes". Jean Bigirimana, qui travaille pour ce média ainsi que pour l'agence Info Grands Lacs, a disparu le 22 juillet dernier. Selon Iwacu, il serait enfermé dans une cellule du SNR à Muramvya (centre), à 50 kilomètres à l'est de Bujumbura. La dernière trace du journaliste se perdait à Bugarama, à quelques dizaines de kilomètres de Muramvya. Le directeur du groupe de presse, Antoine Kaburahe, a demandé l'intervention rapide du président de la Commission nationale indépendante des droits de l'Homme (CNIDH) "avant qu'il ne soit trop tard". "J'invite le CNIDH à effectuer ce mercredi une descente aux cachots du SNR à Muramvya, pour sauver le journaliste, c'est une question d'heures", a déclaré M. Kaburahe. Il a également invité toutes les organisations qui luttent pour les droits de l'homme et la liberté d'expression à se mobiliser. "Une vie est en jeu", a-t-il souligné. Reporters sans Frontières a pour sa part indiqué que Jean Bigirimana "est actuellement détenu au secret à Bujumbura". "Une source fiable a informé Reporters sans frontières qu'il est vivant, alors que sa famille craignait déjà qu'il ait été assassiné", a précisé l'organisation de défense des journalistes. Un autre journaliste burundais, Boaz Ntaconayigize, a été poignardé lundi soir à Kampala, la capitale ougandaise, où il est exilé en raison de la crise qui frappe son pays. (Belga)