Le greffier de la Cour suprême burundaise a, le 2 février dernier, signifié l'arrêt RPS 100 prononcé le 23 juin 2020 à charge de ces opposants. Les quatre avocats - dont deux, Mes Alain Détheux et Bernard Maingain, sont affiliés au barreau de Bruxelles et les autres, Mes Let Forster et Lambert Nigarura, sont inscrits à Paris et au Burundi - ont, dans un communiqué, déploré cette décision. Selon eux, "cet arrêt participe à la politique de déstabilisation et de la précarisation desdits opposants en les condamnant à la prison à perpétuité et plus encore en les condamnant au payement des dédommagements financiers permettant la saisie et la réalisation des patrimoines financiers des familles". Parmi les victimes de cette procédure qualifiée d'"arbitraire" figurent leur confrère Me Armel Niyongere mais aussi Vital Nshimirimana et Dieudonné Bashirahishize, qui sont pénalisés pour s'être engagés dans la défense des victimes de la répression de 2015 au Burundi et le dépôt de plaintes pour les victimes auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye. Ils demandent par conséquent au président burundais Évariste Ndayishimiye "de suspendre voire d'écarter définitivement les effets de cette décision illégale". (Belga)

Le greffier de la Cour suprême burundaise a, le 2 février dernier, signifié l'arrêt RPS 100 prononcé le 23 juin 2020 à charge de ces opposants. Les quatre avocats - dont deux, Mes Alain Détheux et Bernard Maingain, sont affiliés au barreau de Bruxelles et les autres, Mes Let Forster et Lambert Nigarura, sont inscrits à Paris et au Burundi - ont, dans un communiqué, déploré cette décision. Selon eux, "cet arrêt participe à la politique de déstabilisation et de la précarisation desdits opposants en les condamnant à la prison à perpétuité et plus encore en les condamnant au payement des dédommagements financiers permettant la saisie et la réalisation des patrimoines financiers des familles". Parmi les victimes de cette procédure qualifiée d'"arbitraire" figurent leur confrère Me Armel Niyongere mais aussi Vital Nshimirimana et Dieudonné Bashirahishize, qui sont pénalisés pour s'être engagés dans la défense des victimes de la répression de 2015 au Burundi et le dépôt de plaintes pour les victimes auprès de la Cour pénale internationale (CPI) de la Haye. Ils demandent par conséquent au président burundais Évariste Ndayishimiye "de suspendre voire d'écarter définitivement les effets de cette décision illégale". (Belga)