Nikolaï Semena avait été arrêté en avril 2016 après des perquisitions menées par les services de sécurité russes à son domicile et à celui de plusieurs autres journalistes à l'origine d'un site internet sur la Crimée créé par Radio Free Europe/Radio Liberty. Il avait été le seul journaliste inculpé après ces perquisitions. La justice russe reprochait notamment à M. Semena un article appelant à "isoler la péninsule et ses habitants, y compris, à l'aide d'opérations militaires", selon le Parquet. Nikolaï Semena avait évoqué pour sa part un article appelant à un "blocus civil" de la péninsule ukrainienne rattachée à la Russie après une intervention de ses forces spéciales et un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux. "Je suis soulagé par le fait que la peine soit avec sursis. Mais on m'a également interdit pendant trois ans d'exercer ma profession", a réagi M. Semena auprès de l'AFP. "Le juge a donné un signal à tous les journalistes: pas une seule opinion allant à l'encontre des positions des autorités ne doit être publiée dans ce pays", a-t-il estimé, ajoutant qu'il allait faire appel de la décision. (Belga)

Nikolaï Semena avait été arrêté en avril 2016 après des perquisitions menées par les services de sécurité russes à son domicile et à celui de plusieurs autres journalistes à l'origine d'un site internet sur la Crimée créé par Radio Free Europe/Radio Liberty. Il avait été le seul journaliste inculpé après ces perquisitions. La justice russe reprochait notamment à M. Semena un article appelant à "isoler la péninsule et ses habitants, y compris, à l'aide d'opérations militaires", selon le Parquet. Nikolaï Semena avait évoqué pour sa part un article appelant à un "blocus civil" de la péninsule ukrainienne rattachée à la Russie après une intervention de ses forces spéciales et un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux. "Je suis soulagé par le fait que la peine soit avec sursis. Mais on m'a également interdit pendant trois ans d'exercer ma profession", a réagi M. Semena auprès de l'AFP. "Le juge a donné un signal à tous les journalistes: pas une seule opinion allant à l'encontre des positions des autorités ne doit être publiée dans ce pays", a-t-il estimé, ajoutant qu'il allait faire appel de la décision. (Belga)