Ce vendredi 24 novembre, c'est le Black Friday. Cette tradition américaine, qui commence à s'installer chez nous, fait la part belle aux campagnes marketing et autres promotions auxquelles il est difficile de résister. Une incitation à la (sur)consommation qui ne plait pas à certaines associations. C'est le cas de Greenpeace, qui lance sa campagne "MAKE SMTHNG" ("Faites quelque chose") et enjoint...

Ce vendredi 24 novembre, c'est le Black Friday. Cette tradition américaine, qui commence à s'installer chez nous, fait la part belle aux campagnes marketing et autres promotions auxquelles il est difficile de résister. Une incitation à la (sur)consommation qui ne plait pas à certaines associations. C'est le cas de Greenpeace, qui lance sa campagne "MAKE SMTHNG" ("Faites quelque chose") et enjoint de ne rien acheter lors de cette "fête du consumérisme". Le but : créer, réparer, faire durer au lieu de consommer à outrance. Du 2 au 10 décembre auront donc lieu des évènements, organisés par Greenpeace sur les cinq continents, destinés à apprendre aux consommateurs à réparer, recycler, bricoler, partager et réutiliser au lieu d'acheter de nouveaux produits. L'utilisation de matériaux recyclés est également encouragée, dans la mesure du possible. L'organisation nous propose même une "not-shopping list" pour ce jour spécial:"Le Black Friday est devenu l'un des principaux pics de consommation. Cette frénésie d'achats génère également plus de déchets que jamais. Cette tendance dangereuse nuit à notre planète. Nous achetons sans réfléchir ne fut-ce qu'une minute, mais les déchets que nous engendrons durent parfois des siècles", explique Chiara Campione, chef de projet de la semaine MAKE SMTHNG au niveau mondial, dans le communiqué de Greenpeace. "Nous avons été trompés en nous faisant croire que ce que nous achetons nous rend heureux, alors que nous savons que le vrai bonheur provient de ce que nous créons. Produire des créations fantastiques à partir de choses que nous possédons déjà est beaucoup plus amusant, créatif et social que d'acheter quelque chose", poursuit-elle. L'an dernier, Greenpeace avait déjà dénoncé la "fast-fashion" et mis en garde contre la surconsommation de vêtements, source de "graves impacts environnementaux", que sont notamment les déchets, les pollutions, le gaz à effet de serre et qui ne peut pas, à ce stade, être solutionnée par le recyclage.