"Au moins 63 Canadiens étaient à bord et au total 138 passagers sur ce vol se rendaient au Canada, autant de personnes qui ne retrouveront pas leurs parents, leurs amis, leurs collègues, ou leurs familles", a déclaré lors d'une conférence de presse un Justin Trudeau ému, arborant pour la première fois en public une barbe poivre et sel. "Il y a environ une heure, un avion de ligne ukrainien a atterri à Toronto en provenance de Kiev", a-t-il poursuivi. "Selon la compagnie, 138 passagers n'étaient pas sur ce vol parce qu'ils sont morts dans le crash lors de l'étape précédente". La compagnie ukrainienne propose des vols relativement économiques reliant Toronto et Téhéran, avec escale à Kiev. "Un couple de jeunes mariés, une famille de quatre personnes, une mère et ses deux filles, des étudiants brillants, des universitaires dévoués", a poursuivi le chef du gouvernement, qui a une nouvelle fois offert ses condoléances aux familles des victimes de cette "tragédie bouleversante". Le Premier ministre a réitéré sa volonté de coopérer avec ses partenaires internationaux pour qu'une "enquête approfondie" soit menée à bien. "Les Canadiens ont des questions à poser, et ils méritent d'obtenir des réponses", a-t-il martelé. Il a indiqué que le chef de la diplomatie canadienne, François-Philippe Champagne, allait appeler son homologue iranien "pour lui exprimer la nécessité d'une enquête approfondie dans ce crash mortel". Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines (UIA) avait décollé mercredi à 06H10 (03H40 HB) de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspyl de Kiev, avant de disparaître des radars quelques minutes après. Le Canada héberge l'une des plus importantes diasporas iraniennes d'Amérique du Nord, avec 210.000 Canadiens d'origine iranienne recensés en 2016, selon les chiffres officiels. La moitié d'entre eux est installée à Toronto, où vit l'une des plus importantes communautés iraniennes d'Amérique du Nord, après Los Angeles. "Tout le monde est choqué", raconte Kavoss H. Zadeh. Comme lui, de nombreux habitants de "Little Tehran", un quartier de cette grande ville de l'est du pays, pleuraient mercredi la mort de 63 Canadiens dans le crash en Iran. Originaire de Téhéran, M. Zadeh, 65 ans, vit au Canada depuis 30 ans et affirme qu'il connaissait plusieurs victimes. "Certains étaient dentistes, médecins, des gens très éduqués. Tout le monde est choqué maintenant." "Quand j'ai appris ce matin, j'étais si triste", explique à l'AFP ce propriétaire d'un supermarché iranien. Les victimes du crash "viennent de mon pays. Peu importe qu'ils soient mes proches, mes amis ou non. C'est le même sentiment, tristesse et choc", soutient Sahar Azmoudeh, 37 ans, serveuse dans un restaurant, qui ne connaissait aucune victime. "Certains étaient des amis et d'autres des camarades de cours", raconte, émue, Saba Kebari, étudiante en biologie à l'université York. Dans un café du centre commercial de l'Iranian Plaza, qui compte aussi des supermarchés, restaurants et bureaux de change, l'étudiante de 23 ans évoque la dépréciation de la monnaie, le rial, sous l'effet des sanctions américaines. "Les gens préfèrent avoir le vol le moins cher possible: l'une de leur option est Ukraine International Airlines", assure-t-elle, précisant avoir-elle même réservé un billet pour sa mère pour la même destination et prévu dans trois semaines. La compagnie ukrainienne propose des vols relativement économiques reliant Toronto et Téhéran, avec escale à Kiev. (Belga)

"Au moins 63 Canadiens étaient à bord et au total 138 passagers sur ce vol se rendaient au Canada, autant de personnes qui ne retrouveront pas leurs parents, leurs amis, leurs collègues, ou leurs familles", a déclaré lors d'une conférence de presse un Justin Trudeau ému, arborant pour la première fois en public une barbe poivre et sel. "Il y a environ une heure, un avion de ligne ukrainien a atterri à Toronto en provenance de Kiev", a-t-il poursuivi. "Selon la compagnie, 138 passagers n'étaient pas sur ce vol parce qu'ils sont morts dans le crash lors de l'étape précédente". La compagnie ukrainienne propose des vols relativement économiques reliant Toronto et Téhéran, avec escale à Kiev. "Un couple de jeunes mariés, une famille de quatre personnes, une mère et ses deux filles, des étudiants brillants, des universitaires dévoués", a poursuivi le chef du gouvernement, qui a une nouvelle fois offert ses condoléances aux familles des victimes de cette "tragédie bouleversante". Le Premier ministre a réitéré sa volonté de coopérer avec ses partenaires internationaux pour qu'une "enquête approfondie" soit menée à bien. "Les Canadiens ont des questions à poser, et ils méritent d'obtenir des réponses", a-t-il martelé. Il a indiqué que le chef de la diplomatie canadienne, François-Philippe Champagne, allait appeler son homologue iranien "pour lui exprimer la nécessité d'une enquête approfondie dans ce crash mortel". Le vol PS752 de la compagnie Ukraine International Airlines (UIA) avait décollé mercredi à 06H10 (03H40 HB) de l'aéroport Imam Khomeiny de Téhéran en direction de l'aéroport Boryspyl de Kiev, avant de disparaître des radars quelques minutes après. Le Canada héberge l'une des plus importantes diasporas iraniennes d'Amérique du Nord, avec 210.000 Canadiens d'origine iranienne recensés en 2016, selon les chiffres officiels. La moitié d'entre eux est installée à Toronto, où vit l'une des plus importantes communautés iraniennes d'Amérique du Nord, après Los Angeles. "Tout le monde est choqué", raconte Kavoss H. Zadeh. Comme lui, de nombreux habitants de "Little Tehran", un quartier de cette grande ville de l'est du pays, pleuraient mercredi la mort de 63 Canadiens dans le crash en Iran. Originaire de Téhéran, M. Zadeh, 65 ans, vit au Canada depuis 30 ans et affirme qu'il connaissait plusieurs victimes. "Certains étaient dentistes, médecins, des gens très éduqués. Tout le monde est choqué maintenant." "Quand j'ai appris ce matin, j'étais si triste", explique à l'AFP ce propriétaire d'un supermarché iranien. Les victimes du crash "viennent de mon pays. Peu importe qu'ils soient mes proches, mes amis ou non. C'est le même sentiment, tristesse et choc", soutient Sahar Azmoudeh, 37 ans, serveuse dans un restaurant, qui ne connaissait aucune victime. "Certains étaient des amis et d'autres des camarades de cours", raconte, émue, Saba Kebari, étudiante en biologie à l'université York. Dans un café du centre commercial de l'Iranian Plaza, qui compte aussi des supermarchés, restaurants et bureaux de change, l'étudiante de 23 ans évoque la dépréciation de la monnaie, le rial, sous l'effet des sanctions américaines. "Les gens préfèrent avoir le vol le moins cher possible: l'une de leur option est Ukraine International Airlines", assure-t-elle, précisant avoir-elle même réservé un billet pour sa mère pour la même destination et prévu dans trois semaines. La compagnie ukrainienne propose des vols relativement économiques reliant Toronto et Téhéran, avec escale à Kiev. (Belga)