Depuis le début de la troisième vague, le 15 février, la moitié des patients covid ont moins de 66 ans. "C'est 7 ans de moins par rapport à la deuxième vague, ce qui est très significatif", a pointé Yves Van Laethem, qui y voit un impact de la vaccination.

Les personnes dans la quarantaine et dans la cinquantaine représentent actuellement 31% des admissions à l'hôpital. Seules 2% des patients hospitalisés actuellement proviennent d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins. Ce chiffre était encore de 20% lors de la deuxième vague.

Les patients covid souffrent en outre moins souvent de pathologies sous-jacentes. Lors de la deuxième vague, 50 à 60% d'entre eux présentaient au moins deux affections chroniques. Cette proportion est passée de 30 à 50% au cours de la troisième vague.

L'obésité est cependant plus marquée. "Nous remarquons une augmentation de cette comorbidité de 10 à 20% sur le cours de la pandémie, spécialement chez les gens dans la vingtaine et la trentaine", a remarqué Yves Van Laethem. "La majorité des rares cas de cette tranche d'âge qui sont hospitalisés souffrent d'un surpoids significatif."

Au cours de la troisième vague, les patients transférés aux soins intensifs ont été plus nombreux. "Un patient sur quatre a été envoyé aux soins intensifs, alors qu'on était à un sur cinq, voire un sur six, lors de la première vague", a détaillé l'infectiologue. "C'est probablement lié au fait qu'il y a une disponibilité", a-t-il ajouté.

L'âge médian a aussi diminué dans ce type d'unités, même si la différence est un peu moins marquée: la moitié des patients traités aux soins intensifs a désormais moins de 64 ans, contre moins de 68 ans lors de la deuxième vague.

Le taux de survie des patients hospitalisés a quant à lui augmenté grâce à une meilleure prise en charge. Ce meilleur pronostic est aussi lié au fait que les patients sont plus jeunes et que leur espérance de vie est meilleure au moment de leur admission.

"Un patient sur dix perd encore son combat contre le Covid. C'est une nette amélioration par rapport à Noël 2020: deux patients sur dix décédaient. Mais cela reste élevé", déplore Yves Van Laethem. Dans les unités de soins intensifs, un tiers des patients décède toujours du coronavirus. Un pronostic qui n'a pas évolué.

Les données de l'étude, encore partielles, portent sur 7.662 patients, dont 487 traités en soins intensifs et s'étendent jusqu'au 15 avril.

Depuis le début de la troisième vague, le 15 février, la moitié des patients covid ont moins de 66 ans. "C'est 7 ans de moins par rapport à la deuxième vague, ce qui est très significatif", a pointé Yves Van Laethem, qui y voit un impact de la vaccination.Les personnes dans la quarantaine et dans la cinquantaine représentent actuellement 31% des admissions à l'hôpital. Seules 2% des patients hospitalisés actuellement proviennent d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins. Ce chiffre était encore de 20% lors de la deuxième vague. Les patients covid souffrent en outre moins souvent de pathologies sous-jacentes. Lors de la deuxième vague, 50 à 60% d'entre eux présentaient au moins deux affections chroniques. Cette proportion est passée de 30 à 50% au cours de la troisième vague.L'obésité est cependant plus marquée. "Nous remarquons une augmentation de cette comorbidité de 10 à 20% sur le cours de la pandémie, spécialement chez les gens dans la vingtaine et la trentaine", a remarqué Yves Van Laethem. "La majorité des rares cas de cette tranche d'âge qui sont hospitalisés souffrent d'un surpoids significatif." Au cours de la troisième vague, les patients transférés aux soins intensifs ont été plus nombreux. "Un patient sur quatre a été envoyé aux soins intensifs, alors qu'on était à un sur cinq, voire un sur six, lors de la première vague", a détaillé l'infectiologue. "C'est probablement lié au fait qu'il y a une disponibilité", a-t-il ajouté. L'âge médian a aussi diminué dans ce type d'unités, même si la différence est un peu moins marquée: la moitié des patients traités aux soins intensifs a désormais moins de 64 ans, contre moins de 68 ans lors de la deuxième vague. Le taux de survie des patients hospitalisés a quant à lui augmenté grâce à une meilleure prise en charge. Ce meilleur pronostic est aussi lié au fait que les patients sont plus jeunes et que leur espérance de vie est meilleure au moment de leur admission. "Un patient sur dix perd encore son combat contre le Covid. C'est une nette amélioration par rapport à Noël 2020: deux patients sur dix décédaient. Mais cela reste élevé", déplore Yves Van Laethem. Dans les unités de soins intensifs, un tiers des patients décède toujours du coronavirus. Un pronostic qui n'a pas évolué. Les données de l'étude, encore partielles, portent sur 7.662 patients, dont 487 traités en soins intensifs et s'étendent jusqu'au 15 avril.