Le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), propose d'organiser le culte musulman en Belgique sur le modèle des fabriques d'église. De la sorte, le conseil communal pourrait exercer une forme de contrôle sur ces lieux de culte. "Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles", a-t-il répété, vendredi matin, sur les ondes de La Première au surlendemain de ses propos polémiques sur l'influence du salafisme dans les mosquées. "Il est certain que l'exemple des fabriques d'église est une voie à suivre pour contrôler le financement des lieux de culte", a commenté vendredi, Alain Courtois (MR), rejoignant en cela les propos tenus par Yvan Mayeur (PS). Selon lui, cela aurait le mérite de permettre aussi aux autorités communales de participer aux délibérations et aux décisions des mosquées, à l'instar des fabriques d'église, afin que toute décision prise puisse, en amont, être validée par la commune. "A l'heure actuelle, il me paraît en tout état de cause que l'échelon local est démuni de tout pouvoir de contrôle, à l'exception de mesures administratives et d'ordre public. En outre, l'autorité de tutelle, en l'occurrence la Région, semble inefficace en matière de contrôle et de bonne marche de ces lieux de culte. Enfin, le ministère de la Justice, qui a également les cultes dans ses attributions, n'a actuellement pas la capacité d'assumer un encadrement adéquat des milliers de mosquées sises en Belgique, sauf bien entendu quant à l'échange d'informations judiciaires et de sûreté entre les autorités locales et fédérales", a ajouté l'échevin MR. M. Courtois a dit constater en outre, qu'une fois encore, la "lasagne institutionnelle belge" ne permet aucune vérification quant à l'exact financement et quant à la structure propre aux mosquées, l'organisation cultuelle demeurant du ressort de l'autorité religieuse concernée. (Belga)

Le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), propose d'organiser le culte musulman en Belgique sur le modèle des fabriques d'église. De la sorte, le conseil communal pourrait exercer une forme de contrôle sur ces lieux de culte. "Je veux pouvoir organiser un islam apaisé à Bruxelles", a-t-il répété, vendredi matin, sur les ondes de La Première au surlendemain de ses propos polémiques sur l'influence du salafisme dans les mosquées. "Il est certain que l'exemple des fabriques d'église est une voie à suivre pour contrôler le financement des lieux de culte", a commenté vendredi, Alain Courtois (MR), rejoignant en cela les propos tenus par Yvan Mayeur (PS). Selon lui, cela aurait le mérite de permettre aussi aux autorités communales de participer aux délibérations et aux décisions des mosquées, à l'instar des fabriques d'église, afin que toute décision prise puisse, en amont, être validée par la commune. "A l'heure actuelle, il me paraît en tout état de cause que l'échelon local est démuni de tout pouvoir de contrôle, à l'exception de mesures administratives et d'ordre public. En outre, l'autorité de tutelle, en l'occurrence la Région, semble inefficace en matière de contrôle et de bonne marche de ces lieux de culte. Enfin, le ministère de la Justice, qui a également les cultes dans ses attributions, n'a actuellement pas la capacité d'assumer un encadrement adéquat des milliers de mosquées sises en Belgique, sauf bien entendu quant à l'échange d'informations judiciaires et de sûreté entre les autorités locales et fédérales", a ajouté l'échevin MR. M. Courtois a dit constater en outre, qu'une fois encore, la "lasagne institutionnelle belge" ne permet aucune vérification quant à l'exact financement et quant à la structure propre aux mosquées, l'organisation cultuelle demeurant du ressort de l'autorité religieuse concernée. (Belga)